Chauffage Solaire

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Le chauffage solaire

 

Choisir le chauffage solaire pour son habitation possède bons atouts, que ce soit sur le plan économique ou sur le plan écologique.

Plusieurs principes de fonctionnement sont alors à étudier pour savoir celui qui convient le mieux, dans le cadre de votre construction et de votre lieu de résidence.

Tout comme il faut également connaître les limites d’un tel principe et les véritables coûts d’installation, d’entretien et de durée de vie pour mieux appréhender les réelles économies potentielles qu’il peut engendrer.

Sans oublier des aides qu’il vous ait possible d’obtenir dans ce domaine particulier.


Chauffage solaire

Le principe de fonctionnement

 

Pour une idée très générale de ce que peut être un chauffage solaire, il vous faudra des capteurs ou des panneaux solaires, qui peuvent se placer en toiture ou dans un jardin, qui permettent de chauffer de l’eau. Cette eau est stockée puis envoyer dans un ballon qui servira de tampon et qui enverra cette eau vers votre réseau de distribution, c’est-à-dire vers des radiateurs ou un plancher chauffant.

Un système qui peut être indépendant ou relié à une chaudière déjà existante via le ballon qui sera couplé avec elle et qui récupérera cette eau chaude pour lui apporter le complément éventuellement nécessaire.

Indépendant, il pourra aussi être complété par un autre système de chauffage quelconque comme un poêle à bois, une cheminée, des convecteurs...

 

Les différents types de chauffage solaire

 

On peut alors être confronté à 3 situations différentes :

  • Ballon commun : vos capteurs ou panneaux photovoltaïques sont reliés à un ballon commun où est envoyée l’eau réchauffée. Une chaudière indépendante ou une résistance électrique complète le réchauffement vers le même ballon et le tout est envoyé dans votre système.

 

  • Ballon indépendant : l’eau réchauffée comme précédemment par le système solaire est envoyé dans un ballon indépendant. Cette eau est envoyée à la chaudière qui reçoit une eau déjà chaude et la complète pour l’envoyer au système par son principe de chauffage central.

 

  • Plancher chauffant solaire : l’eau réchauffée par votre système solaire est directement envoyée vers ce plancher hydraulique.

 

Les limites du chauffage solaire

 

Bien sûr, si le chauffage solaire est une bonne solution, elle présente cependant ses limites, sinon tout le monde en serait déjà équipé.

  • La première limite provient du fait qu’elle ne suffit généralement pas à chauffer toute une maison, selon la région dans laquelle vous vous trouvez. Il faut en effet suffisamment de soleil pour pouvoir chauffer, d’autant qu’il est très difficile d’emmagasiner très longtemps cette chaleur pour la redistribuer plus tard. Qui plus est, l’ensoleillement aux périodes les plus froides est plus faible qu’en été. Un système de chauffage d’appoint sera donc généralement nécessaire. En outre, les régions qui disposent du plus fort ensoleillement sont rarement celles qui ont besoin de plus de soleil. Il est question, selon les régions et les calculs, que ce chauffage solaire couvre de 50 à 70 % des besoins.

 

  • La seconde limite de ce principe est l’investissement qu’il demande. Cet investissement, qui débute autour de 5.000 €, aura souvent besoin d’un budget plus conséquent, dépassant les 10.000 € pour proposer un système le plus efficace possible. Une somme qui oblige à quelques calculs de rentabilité pour savoir si vous pourrez l’amortir. Surtout qu’il devra être couplé à un second système, comme déjà écrit.

 

Les avantages du chauffage solaire

 

Mais on ne peut noircir le tableau, cependant, le chauffage solaire conserve des avantages certains.

  • Le premier de ces avantages est, bien sûr, écologique, et provient du fait que le solaire est une énergie totalement renouvelable. Un type de chauffage qui, couplé avec des panneaux désormais repensés pour être recyclables, n’a quasiment aucun impact sur l’environnement, si on exclut leur acheminement.

 

  • L’autre intérêt de ce chauffage solaire est que, une fois estimé et rentabilisé l’investissement de base, cette énergie reste gratuite en termes de consommation. Et ne nécessite qu’un entretien et un renouvellement très faible en comparaison des chauffages par les autres énergies.

 

  • Le photovoltaïque se prolonge désormais de nouvelles technologies tel que l’aérovoltaïque qui, toujours à partir de panneaux, récupère la chaleur de l’air sous les panneaux et peut même être réversible pour insuffler de l’air plus frais en hiver.

 

  • Si le besoin en chauffage couvert par ces systèmes est insuffisant, il est beaucoup plus proche en ce qui concerne la production d’eau chaude sanitaire, par contre, d’une valeur de 70 à 80 %, contribuant ainsi à rentabiliser votre installation.

 

Le coût du chauffage solaire

 

Pour parler rentabilité, il faut aussi parler coût, auparavant. On peut alors apporter quelques précisions en annonçant qu’un système de 10 m² de capteurs convient pour une surface d’environ 70 m² chauffée avec une dépense qui avoisinera les 13.000 €, ou 20 m² de capteurs pour une surface d’environ 150 m² chauffée et un budget qui sera approximativement de 20.000 à 25.000 €.

Après, il faut aussi savoir que les prix dépendent de la méthode retenue et que, pour exemple, un système combiné de départ avec ballon indépendant reviendra autour de 5.000 à 8.000 € là où le principe avec plancher chauffant sera plutôt de 7.000 à 12.000 €.

Plus simplement, il est souvent question d’un investissement qui penche vers les 1.000 € au m² de capteur et qui correspond plus ou moins à 10 m² de logement.

Bien sûr, cette efficacité dépendra donc de la région, de l’exposition des panneaux, mais aussi du niveau d’isolation de la maison ou du nombre d’occupants dans votre intérieur.

Pour le principe plus récent d’aérovoltaïque, on parle d’un amortissement de l’investissement qui peut être réalisé sur 7 à 8 ans, bien moins que sa durée de vie et avec un coût d’entretien très faible.

 

Les aides pour le chauffage solaire

 

Il sera aussi intéressant, dans les calculs, de prendre en compte toutes les aides, parfois nombreuses et intéressantes, qui pourront venir atténuer le prix d’une telle installation. Il faudra cependant étudier les aides auxquelles vous avez déjà eu droit précédemment et voir quelles sont celles, notamment en lien avec les collectivités, qui sont pratiquées sur votre lieu de construction (primes locales, départementales et régionales). Vous pourrez aussi voir du côté de l’ANAH (Agence Nationale de l’Amélioration de l’Habitat), du CITE (Crédit d’Impôt Transition Energétique), des fournisseurs d’énergie, ou encore du prêt à taux zéro.