Climatisation Basse Consommation

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La climatisation basse consommation

 

Le principe premier d’une climatisation basse consommation est de restituer plus d’énergie qu’il en est consommé. Différents systèmes peuvent permettre de consommer moins d’énergie en s’appuyant sur des concepts utilisant les énergies renouvelables.

Ainsi, dans les lignes qui suivent, découvrez les différents systèmes et quelques idées de tarifs. Mais découvrez également sur quels critères vous appuyer pour faire votre choix et les éventuelles aides financières auxquelles vous pourriez prétendre dans votre projet.


Climatisation basse consommation

Les différents systèmes de climatisation basse consommation

 

Lorsqu’il est question de climatisation basse consommation, il est possible de se diriger vers différents systèmes que nous allons présenter dans cette partie.

La climatisation classique à haute performance

Cette climatisation consiste en l’association de panneaux photovoltaïques captant l’énergie solaire à un groupe frigorifique à compression. La RT 2012 (réglementation thermique actuellement en vigueur dans le bâtiment) fixe un objectif de 50 kWh/m² et par an pour se classer dans la catégorie “basse consommation”. L’investissement de départ supérieur fournit lors de la mise en place de ce type de climatisation sera alors amorti par une consommation d’énergie revue à la baisse.

Le rafraîchissement par puits canadien

Il s’agit d’un principe basé sur la géothermie. En effet, c’est la température du sol qui est utilisée pour rafraîchir ou chauffer l'air qui sera ensuite soufflé dans les pièces. Pour ce faire, un conduit passe sous le sol. L’air extérieur passe par ce conduit et, durant cette circulation, profite de l’échange de calories ou de frigories avec la terre. Lors de cet échange, il devient possible de disposer d’un rafraîchissement ou d’un préchauffage de l’air, ce qui réduit ensuite le travail du climatiseur et donc sa consommation d’énergie. Bien entendu, pour de réelles économies, les équipements ne devront pas être trop gourmands en électricité.

La climatisation par évaporation

Le principe de cette climatisation consiste à utiliser l’évaporation de l’eau pour rafraîchir les pièces. En effet, lorsqu’elle s’évapore, l’eau vient absorber la chaleur. A la fois naturel et économique, ce procédé est particulièrement adapté aux grands volumes. Il s’agit, là, de faire transiter l’air chaud par un échangeur humide.

La climatisation fonctionnant à partir de chaleur

Il est question, cette fois, de système à absorption ou à adsorption. On parle alors de dessiccation. Cette technique permet de produire de l’air frais à partir de la chaleur qui peut provenir aussi bien du solaire que d’autres énergies. Dans la pratique, ce procédé consiste en la pulvérisation de fines gouttelettes d’eau dans un récipient sous vide. Elle s’évapore grâce à la chaleur extraite de l’eau à rafraîchir.

La climatisation par géothermie

A partir de la terre ou des nappes phréatiques, la géothermie est intéressante lorsqu’elle est associée à une pompe à chaleur réversible ou directement à un plancher. L’objectif est de puiser les calories ou les frigories qui sont présentes dans le sol. Voici les différentes possibilités de captage de la géothermie :

  • Le captage vertical sur nappe phréatique : largement conseillé pour les bâtiments construits au-dessus d’une nappe, ce système offre une excellente performance puisque la température d’une nappe oscille entre 8 et 12 degrés en permanence.

 

  • Le captage vertical au sol : recommandé dans le cas de petits terrains, les capteurs sont alors enterrés à des profondeurs allant jusqu’à 100 mètres. Ce système s’avère très performant puisque plus les sondes sont enterrées profondément moins elles sont sensibles aux variations climatiques extérieures.

 

  • Le captage horizontal au sol : solution la plus courante en France, elle fonctionne via des capteurs enfouis entre 60 centimètres et 1,20 mètre sur une grande surface de terrain. Dans la pratique, le réseau fera au moins 1,5 fois la surface à chauffer.

 

Comment choisir un climatiseur basse consommation ?

 

Critères

Détails

formes de climatiseurs basse consommation

Monobloc (une seule unité intérieure)

Monosplit

● un compresseur extérieur (mural ou console)

● une unité intérieure

Multisplit

● un compresseur extérieur

● plusieurs unités intérieures

coefficient de performance

Aussi bien en froid qu'en chaud, plus le coefficient sera proche de 5, plus la performance sera élevée.

puissance

La puissance sera fonction :

● du volume et de la surface de la pièce ;

● de l'orientation ;

● de l’isolation ;

● du nombre d'occupants...

 

Le prix d’une climatisation basse consommation

 

Type de climatisation

Prix de fourniture et pose

Climatiseur mural Monosplit

1 unité intérieure (puissance 2 à 5 kW)

1 200 € à 3 500 €

Climatiseur mural Multisplit

3 à 4 unités intérieures (puissance jusqu’à 8 kW)

5 000 € à 8 000 €

 

Pour un puits canadien, par exemple, il faudra prévoir entre 1 500 à 3 000 € pour les fournitures et 800 à 1 500 € pour l’installation par un professionnel.

Certains systèmes vous permettront également de bénéficier d’aides. C’est notamment le cas des installations basse consommation. Ainsi, parmi les différents dispositifs en place, vous pourrez prétendre, sous conditions, à :

 

  • un crédit d'impôt (valable jusqu’au 30 juin 2018) : accordé dans le cadre d’une utilisation des énergies renouvelables, il permet de couvrir entre 15 à 25 % des frais engagés en termes d’achat (et également d’installation pour un système réversible). Accessible sous certaines conditions, il faudra notamment en passer par votre professionnel pour l'achat du matériel.

 

  • une TVA à 5.5 % : applicable à la fois sur les frais d’achat et d’installation, ce taux réduit ne fonctionne pas pour les pompes à chaleur réversibles classiques, ni pour les logements de moins de 2 ans.

 

  • un Eco prêt : dédié aux travaux contribuant à l'économie d'énergie, il est accordé dans le cadre d’un bouquet travaux ou de travaux permettant l'amélioration de la performance énergétique.

 

  • d’autres aides financières : l’Anah, EDF, la région, le département sont autant de pistes à creuser pour obtenir des aides financières.