Chauffage de salle de bains : fonctionnement, prix, puissance et modèles

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salle de bain avec chauffage électrique
Chauffage électrique en salle de bain - Source Atlantic

La salle de bains est une pièce un peu spéciale où les besoins de chauffage sont particuliers. Son fonctionnement doit donc être particulièrement étudié pour répondre à vos besoins, avec des modèles spécifiques et des prix qui en découlent automatiquement.

La particularité du chauffage dans la salle de bains

La toute première chose à préciser est que, ce qui est valable pour la salle de bains, l’est aussi pour la salle d’eau. Comme chacun le sait peut-être, la différence entre les deux est que la salle de bains dispose d’une baignoire là où la salle d’eau est équipée d’une douche.

Le chauffage dans une salle de bains est donc très particulier et cela pour de multiples causes :
➢   Tout d’abord parce que c’est une pièce qui n’est occupée qu’une faible partie de la journée ;
➢   Parce que l’humidité présente dans cette pièce accentue la sensation de froid ou, tout du moins, de fraîcheur ;
➢   Parce que le sol est le plus souvent carrelé et augmente encore ce ressenti de froid ;
➢   Mais aussi parce que, au sortir de la douche ou du bain, encore mouillé, la sensation de froid est encore plus ressentie et qu’une température de 22° C est le plus souvent recommandée ;
➢   Mais encore par le fait que, salle de bains ou salle d’eau, il s’agit d’une pièce dite humide et que les normes de sécurité sont encore plus drastiques en matière d’électricité et, donc, de chauffage électrique lorsque cette énergie est retenue.

La sécurité d’un chauffage électrique dans une salle de bains

Il faut commencer par étudier les normes entre chauffage et salle de bains et, plus particulièrement, celles qui concernent le chauffage électrique, bien sûr.
➢   La première à respecter est qu’un radiateur électrique doit se placer dans le volume 2 de cette pièce, c'est-à-dire qu’il ne doit pas se trouver à une distance inférieure à 60 cm d’une douche ou d’une baignoire.
➢   Il faut également que la ligne dispose d’un disjoncteur différentiel de 30 mA au niveau du tableau.
➢   Le radiateur électrique doit être de classe II, c’est-à-dire sécurisé sans prise de terre.
➢   Il existe, ensuite, un certain nombre de normes et d’indices de protection à connaître :
-    la norme française NF qui garantit de sa qualité de fabrication et de ses normes de sécurité ;
-    la norme CE qui est son équivalent au niveau européen ;
-    l’indice de protection IK de 0 au minimum à 10 au maximum pour la résistance aux chocs ;
-    l’indice de protection IP avec 2 chiffres : la protection contre l’introduction d’objets pour le premier, et la protection contre la projection d’eau pour le second avec un mini requis de 4.

Chauffage principal et chauffage d’appoint

Parfois, la salle de bains possède un chauffage qui permet de maintenir la pièce à un niveau de chauffage régulier et normal ou qui ne se met en route qu’en période vraiment froide. Cependant, pour atteindre la vraie température nécessaire quel que soit le mois de l’année, dès les premières fraîcheurs et avant que le chauffage central ne soit enclenché, quelquefois, un chauffage d’appoint est alors ajouté.

Attention, ce chauffage d’appoint, pourra reprendre les règles énoncées précédemment s’il est spécialement conçu pour salle de bains, mais possède des normes de sécurité encore plus drastiques s’il s’agit d’un modèle standard. Dans ce dernier cas, il ne peut être placé à moins de 1m20 d’un lavabo et moins de 3 m d’une baignoire ou d’une douche.

On trouve, dès lors, des radiateurs soufflants ou des convecteurs mobiles :
➢   le radiateur soufflant se présente avec une résistance dont la chaleur est envoyée à l’aide d’un ventilateur. Il permet de chauffer très vite la pièce avec, par contre, une absence quasi totale d’inertie puisque, une fois éteint, il cesse presque aussitôt de chauffer. Il est aussi plus bruyant du fait du ventilateur ;
➢   il existe un modèle de radiateur soufflant à céramique pour éviter ce problème d’inertie, la céramique conservant la chaleur un certain temps ;
➢   le radiateur à bain d’huile qui chauffe moins vite mais offre une plus grande inertie est plus économique ;
➢   le convecteur mobile qui chauffe l’air par une résistance et une sortie naturelle de l’air chaud vers le haut, le plus souvent. Matériel plutôt gourmand en électricité et à très faible inertie, également ;
➢   le panneau rayonnant mobile qui diffuse de l’air chaud en face de lui selon l’éloignement. Il a l’avantage de réchauffer même si la température de la pièce est encore insuffisante. Il n’est cependant pas recommandé d’en rester trop près ou d’installer du mobilier trop près car il a un effet de jaunissement.

Les radiateurs d’appoint de la salle de bains disposent aussi, généralement, de quelques équipements particuliers intéressants pour cette pièce :
➢   une fonction boost qui permet de chauffer beaucoup plus rapidement, au détriment, bien sûr, d’une consommation électrique supérieure ;
➢   un thermostat électronique qui permet de mieux équilibrer les périodes de chauffe et de maintenir la température à un niveau plus stable ;
➢   une minuterie qui peut décider de l’heure d’allumage et/ou du délai de chauffe afin d’être sûr de trouver la salle de bains à bonne température, le matin, au moment d’aller prendre son bain ou sa douche, et d’être sûr de ne pas laisser ce chauffage de salle de bains allumé toute la journée, par erreur, du fait de sa force consommation électrique ;
➢   un réglage de vitesse de chauffe selon le type de radiateur.

Les différents principes de chauffage

Le chauffage d’une salle de bains pourra, finalement, provenir d’un chauffage électrique ou, simplement, du chauffage central de votre maison, qu’il soit au bois, au fioul ou au gaz naturel. Dans ces derniers cas, il sera donc caloporteur avec le problème qu’il ne chauffe votre pièce que lorsque votre chaudière est mise en fonctionnement. Ce qui a pour conséquence une période automnale où votre chauffage de salle de bains est alors inexistant. Nous avons vu qu’il existait la solution du chauffage d’appoint. Mais il est aussi tout à fait possible de proposer un autre type de chauffage permanent dans cette pièce.
En mode caloporteur, vous pouvez néanmoins disposer d’un chauffage qui se met en route dans votre salle de bains. Il faut cependant savoir que, pour bien fonctionner et ne pas poser de problème à votre chaudière, il vous faut un nombre minimum de radiateurs qui fonctionnent sans robinet thermostatique, ce qui est, par exemple, le cas d’un radiateur de salle de bains. En outre, vous pouvez aussi disposer de thermostats par zone.

Un radiateur de chauffage central coûte moins de 100 € en fonte d’aluminium, jusqu’à 1300 watts, autour de 120 € en mode sèche-serviette et à partir de 200 € pour un radiateur en fonte. Ces prix peuvent grimper très vite dès lors que vous sélectionnez des produits au design très particulier, au point de dépasser parfois les 1.000 €.

Le principe du chauffage au sol est une solution particulièrement intéressante qui consiste, en chauffage central, en un serpentin de tuyaux contenant de l’eau et chauffant à basse température.

Il existe aussi des modèles mixtes qui permettent un fonctionnement eau chaude sur chauffage central ainsi qu’un fonctionnement électricité. Comptez à partir de 300 € pour un tel modèle en 1200 watts, voire 700 € pour un modèle sèche-serviette en 1750 watts.

Les différents modèles de radiateurs électriques

On retrouvera, ici, certains modes de fonctionnement qui existent aussi en radiateurs d’appoint. Voici donc ces principaux modèles :

➢   convecteur électrique : l’air entre par le bas et est ensuite réchauffé par une résistance, avant de ressortir en partie haute, par un principe naturel de circulation air froid / air chaud. Souvent surnommés “grille-pain”, le problème de ces radiateurs est de ne pas présenter d’inertie et de donner une impression de froid dès que le thermostat en coupe le fonctionnement. Un principe qui reste aussi très consommateur d’électricité. Autre conséquence de ce procédé : la poussière entre très facilement par les grilles placées en partie haute, nuisant à la salubrité de ce type de chauffage de salle de bains ou d’autres pièces.

   convecteur soufflant : bien plus fréquent dans la salle de bains, ce modèle, positionné au mur en version fixe, possède un ventilateur pour augmenter la vitesse d’extraction d’air et réchauffer la pièce beaucoup plus rapidement, voire presque instantanément, surtout lorsque cette pièce est de petit volume. Toutefois, il possède une capacité de réchauffement assez restreint.

➢   radiateur à panneau rayonnant : appelé aussi radiant, la chaleur de la résistance qui consiste en une plaque répartie sur l’ensemble de la surface est transmise via un panneau qui peut être aussi bien en verre qu’en métal, proposant une meilleure répartition de la chaleur. Un procédé qui élimine aussi le risque d'infiltration de poussière. L’aspect du radiateur est aussi plus esthétique.

➢   radiateur à inertie : c’est un dérivé du précédent qui possède, en plus, un matériau capable d’emmagasiner la chaleur pour la restituer même après l’extinction du radiateur, pour ne pas donner cette impression de chaud et froid.

➢   radiateur à accumulation : encore plus complet, ce radiateur qui accumule la chaleur durant toute la nuit pour la restituer durant toute la journée et correspond à des compteurs électriques jour/nuit ;

➢   radiateur halogène : avec la présence d’une lampe halogène, il fonctionne également par rayonnement et convient aussi à des petits volumes ;

➢   radiateur sèche-serviette : c’est sa forme qui lui donne son nom, à partir de tubes qui permet de fixer les serviettes pour les faire sécher plus rapidement et trouver une serviette bien chaude au sortir de la douche ou du bain. Il peut être à eau chaude ou mixte, comme vu précédemment. En mode électrique seul, il est assez gourmand en électricité. En modèle électrique, comptez entre 150 et 1.000 € pour un modèle électrique, entre 200 et 1.000 € pour un modèle à eau et entre 300 et 1.500 € pour des modèles mixtes.

➢   plancher chauffant : c’est une solution idéale lorsque c’est possible puisqu’il permet d’avoir cette sensation de chaleur dès que l’on pose le pied au sol, surtout pieds nus dans une salle de bains. Si ce procédé existe en chauffage central, il est aussi possible en chauffage électrique, que ce soit sur le principe de tuyaux de circulation d’eau ou de résistances. Il faut alors prévoir un coût de l’ordre de 45 à 100 € le m².

➢   la plinthe chauffante : elle peut être hydraulique ou électrique à base de résistances selon qu’elle sera raccordée au chauffage central ou à votre compteur électrique. Elle vous permet une pièce très facile à meubler, qui propose une chaleur douce et bien répartie, et une grande discrétion dans la présentation. Elle vous permet aussi de conserver des murs très sains. Elle correspond très bien à une salle de bains puisqu’elle ne permet pas l’installation dans de trop grandes pièces où vous pourriez avoir une sensation de froid au centre. Elle est relativement coûteuse et ne permet pas une montée rapide en température mais plutôt une température constante.


Modèle de radiateur

Prix en fourniture

convecteur électrique

de 50 à 300 €

convecteur soufflant

à partir de 100 €

radiateur à panneau rayonnant

de 80 à 1.000 €

radiateur à inertie

de 400 à 1.200 €

radiateur à accumulation

de 750 à 2.000 €

radiateur halogène

de 30 à 300 €

radiateur sèche-serviette électrique

de 150 à 1.000 €

plancher chauffant électrique

de 45 à 100 € le m²

plinthe chauffante électrique

à partir de 40 € du ml


La puissance nécessaire du radiateur

La puissance nécessaire des radiateurs est la question qui se pose le plus souvent. On ne peut parler ici que de région moyenne puisque, en altitude, lorsque les températures peuvent descendre très bas ou, dans le sud-est, monter très haut, les données peuvent être assez sensiblement modifiées.
Ces modifications seront aussi très profondes entre une maison BBC, voire à énergie positive, très bien isolée, et un pavillon de 1960 non isolé, par exemple.
L’exposition de la maison aura aussi son importance, avec une salle de bains ouvrant au Nord ou une autre ouvrant au Sud.
Voici donc plusieurs données qui peuvent vous être utiles :
➢   dans une pièce de 30 à 40 m3 (soit 12 à 16 m² pour une pièce de plafond à 2,50 m), prévoir un radiateur de 1.000 à 1.300 watts. Ce qui représente déjà une très grande salle de bains. Pour une pièce plus petite, de 750 à 1.000 watts devraient largement suffire.
➢   en moyenne, à plafond de 2,50 m et isolation efficace, on prévoit environ 80 watts par m² ; si votre isolation est insuffisante il faut passer à 100 watts par m². De même, dans une région particulièrement froide, prévoyez plutôt 100 watts par m² comme base de départ.

Le prix de pose d’un chauffage de salle de bains

Le prix de pose d’un radiateur électrique, surtout lorsque les liaisons existent, coûte entre 40 et 200 €, selon la difficulté et selon le modèle à poser.
Dans le cas d’un chauffage central, le prix de pose d’un radiateur à eau coûtera plutôt autour de 500 € avec les alimentations à eau, sur une distance raisonnable (1 à 2 mètres).

Les radiateurs connectés

S’il vous est possible de poser très facilement une minuterie sur un radiateur de salle de bains, voire existante sur les modèles de gamme supérieure, vous pouvez aussi disposer d’un modèle connecté que vous pourrez, non seulement programmer, mais aussi contrôler à distance. Il existe alors de nombreuses possibilités, telles les solutions MDC, Noirot, Airelec, Thermor, Atlantic. Pour un radiateur connecté, comptez environ 200 € de plus.

Les modèles de radiateur de salle de bains

Parmi les marques générales de radiateurs électriques pour chauffage de salle de bains, on retrouve les noms connus et réputés que sont Acova, Airelec, Atlantic, Campa, Carrera, Delonghi, Deville, Finimétal, LVI, Noirot, Radson, Sauter, Sauter, Thermor, Toshiba, Zehnder.
Parmi ceux-là, certains s’adressent plus à du haut de gamme, tels que Zehnder, Noirot ou Acova, avec des prix qui débutent plutôt entre 300 et 400 €.

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