Chaudière : fonctionnement, installation et puissance

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Chaudière murale dans un appartement

La chaudière assure le chauffage et/ou l’arrivée d’eau chaude dans votre maison. La donnée qui change réside dans le type de combustible et le fonctionnement de cette dernière pour alimenter le brûleur. Attention, contrairement à la pompe à chaleur air-air, la chaudière ne produit que de la chaleur.


Distinguer technologies et combustibles

Il faut savoir que dans le choix des technologies et des combustibles de votre chaudière, la première chose à prendre en compte est la puissance que vous souhaitez et pour cela tenir compte de l’espace à chauffer et du nombre d’appareils chauffants reliés. A partir de ces données, vous pouvez envisager plutôt certains types de chaudière ou de combustibles.

La chaudière et les combustibles

  • Gaz, fioul ou électricité
  • Chaudière à bois.
  • Chaudières mixtes

La chaudière et les technologies

  • La chaudière à condensation

Ce système profite à la fois de la combustion et, grâce à un récupérateur, des calories présentes dans la fumée de la combustion et produit davantage d’énergie qu’elle n’en consomme. Il faut savoir que cette technologie ne fonctionne qu’avec du gaz ou du fioul. Elle est plus performante et écologique que la chaudière dite classique : elle obtient 100% de rendement. Vous pouvez noter que la différence de puissance d’un combustible à l’autre est minime. Le choix du combustible se rapporte davantage à vos possibilités d’installation et à la présence, ou non, d’une arrivée de gaz de ville près de chez vous, comme nous allons l’expliquer plus bas.

  • La chaudière à basse température

La chaudière à basse température envoie de l’eau moins chaude de 40° dans les tuyauteries. Nécessitant moins de chaleur, elle permet de faire des économies de combustible et d’énergie. Les puissances sont adaptées au volume de votre maison et à l’emploi que vous en faites (chauffage et/ou approvisionnement en eau chaude). Son installation simple et rapide permet de nombreuses économies. De plus, elle peut remplacer facilement votre ancien système. Néanmoins, comptez dans l’installation l’adaptation des radiateurs à chaleur douce. Ils sont plus grands donc plus puissants et fonctionnent de pair avec ce système. Garder des radiateurs à haute température demande à la chaudière de travailler plus longtemps et plus fort : vous perdrez en économies. Sachez que des radiateurs à chaleur douce sont un atout pour votre maison, c’est un investissement pour quinze ou vingt ans. Ce système est préféré pour les petites habitations, tels que des petits appartements urbains. Pour savoir si ce modèle est adapté à votre projet, n’hésitez pas à faire appel à un expert qui pourra alors vous conseiller.

  • La chaudière dite classique

Cet ancien système chauffe uniquement le circuit d’eau, les fumées sont évacuées telles quelles. Ni écologique, ni économique, il n’est pas assez performant et ne peut plus être installé dans une maison aux normes, on lui préfère la chaudière à condensation.  

La chaudière et le chauffe-eau

Si la chaudière produit avant tout de la chaleur pour les tuyauteries du chauffage, il est possible de lui adjoindre un chauffe-eau et ainsi de s’approvisionner en eau chaude. Il faudra alors faire installer un chauffe-eau proche de la chaudière. Entrez évidemment cette donnée dans le choix de puissance de votre chaudière.

Pensez à allier à votre chaudière une bonne isolation thermique qui vous permettra de profiter pleinement des bienfaits de votre chaudière mais aussi de réduire votre consommation d’énergie ainsi que votre facture annuelle.

L’installation de votre chaudière

Les chaudières à condensation, les chaudières à basse température et les chaudières classiques conviennent à tous types d’habitations. Vous pouvez les encastrer dans un mur ou les poser au sol selon la disposition de votre habitation. L’installation technique, elle, dépend du système de chaudière choisi et influe le système d’évacuation et, le système d’alimentation. Quel que soit le type choisi, vous devez impérativement faire appel à un professionnel pour la mise en place. Un plombier vous aide à raccorder le système de tuyauterie si vous décidez d’adjoindre un chauffe-eau par exemple.
Attention, notez que votre chaudière, quel que soit la technologie ou le combustible devra être révisée une fois par an par un artisan.

Systèmes d’évacuation

Pour les chaudières basse température et classiques, vous ne devez faire installer qu’un système d’évacuation. Pour votre chaudière à condensation, gaz ou fioul, vous devrez en faire installer deux. La place affectée à la chaudière doit prendre en compte un volume plus important.

  • L’évacuation des fumées produites par la combustion se fait par un tuyau pouvant être relié à un conduit de cheminée ou bien par évacuation sur une façade.
  • L’évacuation des condensats et des vapeurs d’eau présents dans la fumée s’évacuent généralement avec les eaux usées pour diminuer l’acidité.

Système d’alimentation

Evidemment, selon qu’il s’agit de gaz, de fioul, d’électricité ou de bois, votre installation changera nécessairement. Vous pouvez compter entre 3000 et 7000 euros pour l’installation d’une chaudière au gaz et entre 7000 et 10000 euros pour une chaudière au fioul en comptant bien entendu l’installation de la citerne.

  • Raccordement au gaz de ville pour une chaudière à gaz : un professionnel vous relie directement à l’arrivée de gaz proche de chez vous. L’alimentation en gaz est continue, vous n’avez aucune démarche à faire.
  • Raccordement à une citerne de gaz ou de fioul qu’il faut remplir une à deux fois par an. Voici quelques conseils importants autour de l’installation d’une cuve. Il est nécessaire que cette cuve soit placée dans un endroit bien ventilé -- en extérieur ou intérieur, peu importe. Vous devez toujours placer une cuve de plus de 2 500 litres à au moins un mètre de distance du mur le plus proche et ne pas la placer au-dessus d’une ligne électrique enterrée ou d’une canalisation. Elle doit être maçonnée au sol pour s’assurer qu’elle ne bouge pas et surtout ne pas être stockée à moins d’un mètre d’autres combustibles susceptibles de brûler en cas d’explosion ou autre.
  • Comme pour poêle à bois, il revient à votre charge d’alimenter la chaudière à bois dans le foyer : bûches, plaquettes…

Changer la technologie ou le type de combustible

Néanmoins, si vous envisagez définitivement de ne plus vous chauffer au fioul domestique, n’oubliez pas que la loi vous oblige à effectuer une dépollution de votre cuve existante. Si vous décidez de plus l’utiliser, les réservoirs doivent être dégazés et nettoyés avant d'être retirés ou à défaut neutralisés avec du sable, par exemple. Il faut intégrer ce coût dans votre réflexion.

Les aides pour les différentes installations

L’Etat souhaite encourager la rénovation pour la transition énergétique. Il pourrait donc divulguer de nouvelles mesures, n’hésitez pas à vous tenir informé de l’actualité sur le site du gouvernement.

Le CITE (Crédit d'Impôt pour la Transition Énergétique)

  • Il concerne uniquement le remplacement de matériel, pour un propriétaire ou un locataire dans une habitation en France.
  • Vous devez faire intervenir un spécialiste RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).
  • Comptez un plafond de 8000 euros sur cinq ans pour une personne seule, 16000 euros pour deux personnes soumises à imposition commune, puis 400 euros supplémentaire par enfant à charge.
  • 30% pour les chaudières gaz et 15% pour les chaudières au fioul, vous pouvez bénéficier d’un taux majoré à 50% pour la pose d’une cuve à fioul.
  • Avec le prélèvement à la source, le taux n’étant pas intégré dans le calcul général, il vous sera remboursé en septembre de l’année suivante.
  • En 2020, le fonctionnement du CITE devrait changer, tenez-vous informé.

L’éco-prêt à taux 0

  • L’Etat paye les intérêts de votre prêt.
  • Ce prêt ne concerne que les travaux pour la transition énergétique : remplacement, rénovation.
  • Il ne dépend pas d’une condition de ressources particulière.
  • Il est cumulable avec le CITE par exemple.
  • L’enveloppe est plafonnée à 30 000 euros sur une durée maximale de 15 ans.
  • Cet éco-prêt s’ouvre à la rénovation de vos résidences secondaires.

Les aides de l’ANAH (L’Agence Nationale de l’Habitat)

  • Cette aide est possible sous conditions de revenus modestes ou très modestes. Rendez-vous sur le site de l’ANAH pour connaître les seuils.
  • Cette aide est possible pour des travaux de rénovation sur une maison construire depuis 15 ans.
  • Vous devez faire appel à un professionnel RGE.
  • Les travaux d’amélioration énergétique sont pris en charge entre 35 et 50% (en fonction de vos ressources), le montant total du chantier doit s’élever à 20000€ maximum.
  • La Prime Habiter Mieux peut compléter ces aides et couvrir 10% supplémentaire si les travaux améliorent d’au moins 25% la performance énergétique de votre habitation.
  • Ces aides sont cumulables avec le crédit d’impôt
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