Eau chaude solaire collective en copropriété

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Eau chaude solaire en copropriété : les énergies renouvelables dans le bâtiment ont le vent en poupe, dont le solaire, et se positionnent comme solution d’avenir diminuer les charges des copropriétés et apporter une valeur ajoutée patrimoniale pour chacun des copropriétaires.

installation solaire copropriété
Installation solaire en toiture terrasse d’une copropriété en IDF – source Socol


Solaire et copropriété : fonctionnement des panneaux solaires thermiques

L’eau chaude ou ECS distribuée en copropriété à partir d’une chaufferie centrale est une des sources de charges les plus importantes, d’autant plus si la copropriété et bien isolée thermiquement, il reste les charges liées aux besoins de réchauffage de l’eau chaude sanitaire (ECS). Grâce à une source d’énergie gratuite, renouvelable et inépuisable, à savoir, les rayons du soleil, l’eau chaude solaire collective pour une copropriété se présente comme une solution durable, économe et valorisante.

Un système solaire thermique est fabriqué à partir de plusieurs composants :

  • Des panneaux solaires thermiques qui ont pour rôle de capter des rayons UV ;
  • Un réseau de fluide caloporteur qui véhicule la chaleur issue du solaire pour chauffer l’eau ;
  • L’échangeur qui a pour rôle de donner la chaleur nécessaire à la production d’eau chaude ;
  • Un ballon de stockage solaire qui entrepose l’eau chaude pour la redistribuer, l’ensemble hors panneaux solaires étant disposé en chaufferie centrale.

Le circuit d’eau du chauffe-eau solaire est optimisé car il garde en stock l’eau chaude produite pour la redistribuer selon les besoins.

La production d’ECS par le biais du solaire thermique s’inscrit parfaitement dans la RT 2012 et même dans la RE 2020 qui remplace et renforce les règles de l’ancienne réglementation thermique en termes de performances, passivité et intégration des EnR sur le plan de la consommation énergétique.

Selon l’ADEME, la production d’ECS solaire permet de couvrir facilement 60 % des besoins d’ECS d’une copropriété.

A noter qu’il sera nécessaire de disposer un système de production d’appoint (chaudière gaz, pompe à chaleur centralisée, chaudière bois, …) , qui permet la relève de chaleur des panneaux solaires thermiques afin que l’ensemble des copropriétaires profite d’eau chaude à tout moment de la journée, même en cas de manque d’ensoleillement prolongé.

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Copropriété et solaire collectif : choisir la bonne installation

solaire collectif
Copropriété et solaire. Panneaux solaires sous vides parmi les plus performants – Source Socol

Les panneaux solaires existent sous de formes principales et technologies performantes : panneaux solaires plans, sous vide, hybrides, …

Ensuite, le choix de l’installation s’effectue en fonction des besoins en eau chaude de la copropriété. Il est indispensable de procéder à la réalisation de l’étude des besoins en ECS afin de dimensionner l’installation solaire thermique qui conviendra.
Ainsi, la surface de capteurs solaires nécessaire sera adaptée.

En général, 1 à 2 m² de panneaux solaires par logement sont suffisants pour assurer la production.

On peut ensuite retrouver trois configurations types pour une installation de solaire thermique selon les besoins en eau-chaude et les capacités de production des installations :

1. Le chauffe-eau solaire collectif (CESC). C’est une installation commune et simple. L’eau est préparée puis stockée dans un local chaufferie dédié. L’eau est ensuite redistribuée dans les logements dès lors qu’un point de distribution est ouvert.

2. Le chauffe-eau solaire collectif à appoint individualisé (CESCAI) distribue l’eau chaude produite par le solaire de manière collective. Les besoins supplémentaires d’eau chaude sont alors assurés par des systèmes de production classiques individuels, placés dans chaque appartement.

3. Le chauffe-eau solaire collectif individualisé (CESCI). Dans cette configuration, tous les copropriétaires disposent d’un ballon de stockage qui reçoit l’eau chaude solaire directement. Il n’existe pas de moyen de stockage collectif. Seuls les panneaux solaires servent à la collectivité.

Changement de chauffage en copropriété : l’adhésion en Assemblée Générale !

Installer un système solaire thermique en copropriété passe par plusieurs étapes avant le début des travaux.

Premièrement, la prise de décision se fait en assemblée générale. Le syndic de copropriété réunit les copropriétaires afin de débattre du sujet. Le choix du système mais aussi du prestataire doivent être effectués.
S’agissant des travaux d’amélioration de l’habitat, le vote s’établit à la majorité de l’article 25 du Code de la Copropriété, c’est-à-dire la majorité absolue. Ce vote est d’ailleurs allégé depuis la loi Alur, alors qu’autrefois une double majorité était nécessaire selon l’article 26.

Une étude de faisabilité doit être menée au sein de la copropriété. Le bureau d’études thermiques (BET )se rend directement sur les lieux pour y faire des calculs mais aussi pour étudier les dispositions de la copropriété, afin de proposer un dimensionnement pour le chauffe-eau solaire. Ainsi, le fonctionnement du système complet sera optimisé.

Une schématisation de l’installation solaire est proposée aux copropriétaires pour la constitution du dossier qui précède le chantier. Il s’agit d’une mise au clair, de façon simple et détaillée de l’installation qui sera faite avec des plans de disposition des panneaux mais aussi des éléments de stockage (en chaufferie) ou encore des trajectoires des différentes conduites nécessaires pour l’acheminement de l’eau qui seront généralement réutiliser sans engendrer de travaux, hormis l’installation de compteurs individuels si ceux-ci n’existaient pas.

Une déclaration préalable de travaux en mairie est indispensable si les panneaux solaires sont situés à plus de 1,80 m du sol, ce qui sera le cas dans la majorité des situations (une pose au sol des panneaux est envisageable mais peu courante, surtout en copropriété). La modification de l’aspect extérieur, ici la toiture, oblige à cette étape administrative.

Si le bâtiment est classé ou que la zone est protégée, il faudra également se rapprocher des Bâtiments de France pour connaître les éventuelles restrictions en vigueur.

Enfin, après les travaux, un procès-verbal de réception atteste de la bonne conformité des travaux réalisés et donc, du bon fonctionnement de l’installation solaire.

Copropriétés et eau chaude solaire : aides et financement pour rentabiliser l’investissement

aides financement solaire ecs
Système de chauffage solaire de l'eau

Une installation d’eau chaude solaire collective en copropriété, représente un coût d’installation important pour une copropriété, entre 1 000 et 2 500 € par logement (le prix est dégressif avec le nombre de logements).

Ainsi, une copropriété de 100 lots peut facilement atteindre une facture de 100 000 € pour cette installation.

De nombreuses aides sont disponibles pour aider au financement de ce type d’installation soucieuse de l’environnement.

Elles sont peu connues des copropriétaires, ce qui les amènent souvent à l’abandon des projets d’amélioration de l’immeuble.
Parmi elles on peut citer :

1. Le taux de TVA à 5,5 % pour les fournitures et la pose ;
2. Les aides de l’ADEME ;
3. Les aides territoriales (il est nécessaire de se rapprocher de la collectivité compétente) ;
4. Le crédit d’impôt de 30 % et les primes énergie.

Il sera ainsi possible, pour la copropriété, d’alléger les frais liés à l’installation d’une solution eau chaude solaire et de trouver la rentabilité à court ou moyen terme.

Lectures recommandées

Solaire hybride : le CNRS publie une thèse sur le télé suivi de 28 installations sur 4 ans
Les aides pour l’eau chaude solaire

Sources et liens utiles

www.viessmann.fr/fr/chauffage-maison-individuelle.html www.saunierduval.fr

Pour en savoir plus

Le dossier : Chauffage solaire et eau chaude solaire

Mai 2020


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