Chaudière gaz à condensation : optimiser son rendement !

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La chaudière gaz à condensation n'est performante que si elle condense. Soyons vigilants sur les quelques règles à respecter qui peuvent apporter très simplement de plus amples économies.

Il y a chaudière à condensation et chaudière à condensation


graphique


Pour obtenir la meilleure combustion proche de la combustion parfaite stœchiométrique, il faut obtenir un réglage le plus parfait d'air sans défaut et aussi sans excès d'air. Les brûleurs gaz à pré-mélange pilotés par module électronique apporteront les meilleurs dosages pour la combustion. Ensuite, il s'agit de suivre au mieux la courbe des besoins de chauffage en évitant les marche-arrêts intempestifs source de baisse de rendement. Ainsi le choix d'une chaudière à condensation avec brûleur modulant « colle » à la courbe des besoins et réduit les émissions aux démarrages. Cela réduit la fréquence d'allumage du brûleur notamment en charges partielles c'est-à-dire la plupart du temps de fonctionnement de la chaudière.

Les chaudières à condensation conseillées sont celles qui sont également les moins gourmandes "en électricité" ! Effectivement, si le circulateur intérieur est énergivore de part un fonctionnement excessif en continu, c'est le bilan énergétique qui en pâtira. Pour éviter cela, il est conseillé d'opter pour des chaudières à condensation avec pompe modulante.


Une eau chaude basse température

Le principe de la condensation est simple. Avec des retours d'eau chaude sous le point de rosée, les fumées chaudes condensent et la chaleur latente est récupérée sur l'eau chaude, ce qui entraîne des gains en rendements qui peuvent aller jusqu'à 108% sur PCI. Par rapport à une chaudière à condensation qui ne condense pas, cela peut entraîner au bout du compte autour de 15 d'économies supplémentaires.

Il faut donc privilégier au maximum les régimes de basse température. Exemple avec un départ inférieur à 55°C, ce qui occasionnera des retours d'eau chaude toujours inférieurs à cette température et une condensation des fumées. Or ce n'est que dans les constructions bien isolés que ce régime d'eau chaude suffit. Ou bien pour les constructions plus déperditives, ce n'est qu'à partir d'une certaine température extérieure, par exemple par +5°C que la condensation apparaîtra. En deçà de +5°C jusqu'à -15°C par exemple si je me situe à Strasbourg, aucune condensation n'apparait et ma chaudière à condensation fonctionne comme une chaudière standard. Elle n'a de condensation que le nom. Ce qui démontre que dans le cas de régime d'eau chaude élevés par exemple 90/70° utilisés dans les constructions anciennes et mal isolées, investir dans une chaudière à condensation ne sert pas à grand-chose.


Une eau chaude sanitaire réglée au maximum à 50°C

Certains puristes vous diront que c'est à 60°C qu'il faut produire l'ECS pour éviter tout risque de légionellose. Encore que ce point de vue doit être en accord avec la réglementation qui oblige, pour des questions de sécurité, que l'eau chaude à tous les point de puisage soit inférieure à 55°C ; Bref, même à 50°C, l'eau chaude est trop chaude pour un usage sanitaire. Si celle-ci est réglée à 50°C, nous somme sûr qu'aux points de puisage elle sera de l'ordre de 45°C et que le phénomène de condensation se produira lors des soutirages d'ECS. Des gains en % de rendement et en économies d'énergie sont ainsi à grappiller !


Une programmation efficace

Tableau de commande d'une chaudière double services

Tableau de commande d'une chaudière double services

Plus la programmation s'effectuera au plus juste et plus les économies seront au rendez-vous. Il existe principalement deux régimes économiques en dehors du régime jour occupation. C'est le régime de réduit nocturne et le régime hors gel en cas d'inoccupation prolongée. C'est le régime nuit qui nous intéresse. Plus tôt vous couperez le chauffage et plus tard vous relancez le régime occupation, plus d'économies vous ferez. De plus, en inoccupation ou régime réduit, la courbe de chauffe s'effectue avec une température moyenne plus basse ce qui provoquera la condensation de la chaudière. Pour être sûr que la condensation s'effectue, il faut que la température de départ chauffage soit au maximum de 50°C, dans ce cas les retours seront obligatoirement sous le point de rosée.


Chaudière collective avec Eau Chaude Sanitaire



Le schéma ci-dessus montre une chaudière à condensation à trois piquages avec une faute de montage : le départ primaire de chaudière est en demande continue à température élevée, disons à 80°C pour produire de l'ECS à peine à 60°C. le primaire de la chaudière est en haute température en continu !! Les retours sont chauds et la condensation ne se produit pas. En temps normal, une fois que la consigne du ballon d'eau chaude est atteinte, la pompe de charge qui fonctionne en "tout ou rien" s'arrête. Le ballon sert ainsi de stockage d'énergie pour produire de l'eau chaude sanitaire et combattre les déperditions du bouclage ECS. Entre deux relances, la chaudière peut glisser en température et adapter son départ à la loi d'eau des circuits chauffage provoquant condensation et rendement élevé.


Optez obligatoirement pour le contrat d'entretien

Celui-ci vous permettra de vérifier chaque année que vos réglages de combustion sont les meilleurs avec le bon dosage d'air du brûleur. Une chaudière à condensation ou une chaudière gaz tout simplement pourra vous faire gagner 10+% d'économie si la combustion est la plus parfaire possible. De plus, et c'est un point technique subtil, le point de rosée, ou le point où la condensation commencera et produira ainsi des rendements supérieur à 100% sera à une température supérieure. Exemple une chaudière avec un excès d'air condensera à 50°C quand une chaudière avec un rendement optimum condensera à 59°C. Donc, plus de temps où la condensation se produira dans l'année.





Sources et liens utiles

www.atlantic.fr
www.buderus.fr
www.grdf.fr
Le guide chaudière


Pour en savoir plus : dossier
« CHAUFFAGE GAZ A CONDENSATION »


Septembre 2011
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