Architecture et solaire, c'est avantageux !

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L’architecture bioclimatique prend de plus en plus son essor car elle intègre la maison et le bâti dans l’environnement en utilisant et optimisant les ressources naturelles : orientation par rapport au soleil et au vent, prise en compte des ombres et de la végétation, utilisation des énergies renouvelables de la terre (géothermie) et en particulier du solaire. Energie à disposition présente au droit de chaque maison, de chaque immeuble.


La maison devient ainsi moins passive car elle tire parti de son environnement. Crise de l’énergie oblige, l’architecte, comme le simple citoyen, doit désormais compter ou ne plus compter sur la rareté des énergies fossiles et rendre son habitat actif et opportuniste par rapport aux énergies gratuites. Qui plus est, le législateur pousse l’intégration solaire dans le bâti avec, dans le cas du solaire photovoltaïque, une surprime d’intégration de 25 c€/kWh, portant ainsi le prix de rachat par EDF à 30 + 25 = 55 c€/kWh (arrêté du 10 juillet 2006).


A chaque habitat, à chaque immeuble son toit solaire, son mur solaire ?

La maison ou l’immeuble peut intégrer plutôt facilement des capteurs solaires, qu’ils soient thermique (à eau chaude) ou photovoltaïque (produisant de l’électricité).
La notion de toit solaire est simple pour intégrer en toiture des panneaux solaires dès la construction, voire en rénovation. Une inclinaison entre 30° et 45° peut être trouvée naturellement pour que les panneaux soient perpendiculaires aux rayons solaires dans une zone orientée sud.
Dans le cas du photovoltaïque, la conception de toit solaire pourrait être généralisée et offrir ainsi des maisons et bâtiments basse consommation dont les besoins électriques seraient couverts tout ou partie par le générateur solaire.


source VIESSMANN


D’ici à 2012, donc demain, les maisons et bâtiments devront être de type Basse Consommation

Rappelons que le Grenelle de l’Environnement a établi une feuille de route ambitieuse portant la consommation des logements neufs à l’horizon 2012, à un ratio de consommation de 50 kWh/m2/an (contre environ 250 aujourd’hui). De même, et l’enjeu est encore supérieur, le parc de logements existants et anciens, soit 30 millions de logements, dont la plupart sont de vraies passoires thermiques (20 millions construits avant 1975, date des premières règles d’isolation, le THK77, devrait également atteindre le ratio de consommation de 80 kWh/m2/an (contre environ 360 aujourd’hui).

Dans le cas de la rénovation en milieu urbain, les possibilités d’isolation thermique étant dans certains cas difficiles (façades stylées, …) le recours à l’énergie solaire, thermique comme photovoltaïque est une stratégie à envisager pour atteindre le ratio de basse consommation ci-dessus.

La technique photovoltaïque est plus souple en terme d’intégration architecturale car elle se présente à la fois comme un matériau de construction et un générateur solaire. Les connexions ne sont pas réalisées par des tubes remplis d’eau mais par des connecteurs et câbles en courant continu. Ainsi des façades et murs rideaux profilés en aluminium peuvent être intégrés avec des structures bi-verres.
Design, transparence, efficacité et performance énergétique peuvent ainsi être conciliés pour un objectif de maison ou d'immeuble basse consommation, voire à énergie zéro ou énergie positive (la maison ou l’immeuble produit plus qu’elle ou qu’il consomme, avec un profit de prix de revente du kWh à la clef).


Exemples de réalisations :










source HESPUL


Intégré, le solaire est financièrement avantageux.

Pour bénéficier de la prime d’intégration au bâti, le législateur a fixé un certain nombre de principes selon que le panneau solaire est intégré en toiture, en allège, en façade bardage, …
L’énergie électrique provenant du solaire photovoltaïque peut ainsi être revendue au coût avantageux de 55 c€/kWh. L’arrêté de référence étant celui du 10 juillet 2006; la durée des contrats est de 20 ans.

En toiture




En allège




En bardage


Sources et liens utiles

www.viessmann.com

www.hespul.org

www.industrie.gouv.fr



Pour en savoir plus : dossier " LE CHAUFFAGE SOLAIRE "



Avril 2008

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