L'eau chaude sanitaire en rénovation

Accueil > Conseils en chauffage et climatisation > Comment faire > L'eau chaude sanitaire en rénovation

Si les besoins de chauffage tendent à diminuer du fait d’une bonne isolation, émergent alors les consommations d’eau chaude sanitaire.

1°) L’eau chaude sanitaire de plus en plus importante

Par ailleurs, nous assistons à une évolution de la construction dans l’habitat qui est de plus en plus isolé et qui nécessite de moins en moins d’énergie pour le chauffage. L’eau chaude sanitaire, elle, demeure constante et représente un poste énergétique important comme le montre le graphe suivant représentatif des besoins d’un habitat basse consommation.

Schéma type correspondant à un habitat basse consommation

Sur la base basse consommation de 50 kWhep/m².an, même si le graphe est attribué à l’habitat neuf, la répartition moyenne est de 25 kWhep/m².an pour l’eau chaude sanitaire soit 50% des besoins certes d’un BBC, mais qui reste bien évidemment la tendance à la fois normative et économique à long terme.

En rénovation : comme pour le neuf, avec un bâti isolé et une ventilation économique, les besoins de chauffage seront moindres par rapport à des besoins en eau chaude sanitaire représentant près de 50% de la consommation énergétique annuelle !




2°) L’eau chaude sanitaire par chaudière gaz à condensation

Que cela soit pour le chauffage ou la production d'eau chaude sanitaire, une chaudière gaz à condensation donnera sa meilleure efficacité énergétique avec des retours d'eau à températures modérées (inférieures à 50 °C).
La maison avec une isolation thermique renforcée, équipée de radiateurs, ou planchers chauffant basse température occasionne des retours d’eau chaude modéré ; donc la chaudière condense Ainsi la production d'ECS s'effectuera également avec un rendement annuel supérieur jusqu’à 10 9% !



En rénovation : la chaudière dite mixte, assurant le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire, si elle est de type condensation, assurera une chauffe avec un rendement propre à l’ECS supérieur à 100%.




3°) L’eau chaude sanitaire solaire

Les concepts solaires sont désormais connus; distinguons en premier lieu le chauffe-eau solaire (CESI) qui a permis aux Français d’apprécier cette technologie. Mais l’énergie solaire, gratuite, inépuisable et non polluante, peut aussi couvrir une partie des besoins annuels de chauffage de l’habitat (15 à 40%, voire plus). On parle alors de système solaire combiné (SSC).





CESI avec chaudière gaz à condensation et ballon bivalent solaire intégré.
Idéal dans le neuf ou la rénovation avec un gain appréciable de place et de temps.





CESI avec appoint chaudière à gaz
condensation ou basse température.
Particulièrement adapté dans le cadre d’une installation où l’équipement en place est en bon état de fonctionnement, mais aussi dans le neuf.



CESI avec appoint électrique
(résistance dans le ballon solaire
ou en complément avec un ballon électrique existant).
À retenir, l’un ou l’autre, dans le cadre d’une rénovation ou si une installation électrique préexiste.




SSC avec appoint chaudière à gaz
condensation ou basse température ou électrique.
Les SSC sont conçus pour une production d’ECS solaire et un appoint au chauffage



En rénovation : comme pour le neuf, le chauffage solaire fournira toujours une énergie gratuite par rapport à une énergie coûteuse. Les besoins d’ECS étant constants, un générateur solaire sera toujours appréciable en rénovation basse consommation.




4°) Le chauffe-eau thermodynamique

Le chauffe-eau thermodynamique associe une pompe à chaleur et un ballon de 200 ou 250 litres. Il utilise les calories contenues dans l’air pour chauffer l’eau du ballon. Le chauffe-eau thermodynamique est aussi facile à installer qu'un chauffe-eau électrique. A l'aide d'un câble de 3 mètres préinstallé, il permet de se brancher au contacteur jour/nuit sans modifier le tableau électrique.

  • Fonctionne en pompe à chaleur dès -5°C
  • COP de 3,7 à 15 °C et 3,3 à 7 °C : économie moyenne d'énergie de 75 %
  • La pompe à chaleur restitue 2810 W à 15 °C d'air et 2495 W à 7°C d'air : la résistance prend le relais dans de très rares cas
  • L'isolation optimale de sa cuve permet de ne pas dépasser 0,63 kW/24h de pertes statiques
  • Niveau sonore n'est que de 39 dB(A), ce qui en fait l'appareil le plus silencieux du marché
  • 4 heures suffisent pour garantir de l'eau chaude en quantité


En rénovation : c’est la pompe à chaleur au service de l’eau chaude sanitaire. Il est vrai que l’on dispose d’un chauffe-eau électrique dans un local ventilé, c’est le chauffe-eau idéal, avec cette année un crédit d’impôt à la clef, et non des moindres, 40% du prix d’achat !




5°) Le chauffe-eau « électronique »

Les chauffe-eau électriques dotés de la technologie HPC certifiée NF Électricité Performance Catégorie C garantissent dans le temps des économies d’énergie et un grand confort en eau chaude sanitaire.

  • 8% d’économies d’énergie par rapport à un chauffe-eau électrique Catégorie B
    - thermostat haute précision
    - isolation haute performance
  • Durée de vie maximale du chauffe-eau
    - protection permanente de la cuve par anode titane non consommable
    - réduction de l’entartrage et performance de chauffe durable grâce à la résistance stéatite
  • La garantie d’un plus grand volume d’eau chaude (25 litres supplémentaires d’eau chaude à 40°C pour un 200 litres)
  • Diminution du bruit de chauffe grâce à la résistance stéatite
  • Pose facile
    - gabarit de pose intégré à l’emballage, poignées de préhension, vis imperdables et capot à charnière
    - raccordement électrique en 230 V monophasé sur domino
  • Entretien facile
    - Bride diamètre 105 mm
    - Remplacement de la résistance sans vidange


En rénovation : il doit nécessairement être de haute qualité car il utilise l’effet Joule électrique. Soit une isolation renforcée, une régulation électronique, certifiée NF Électricité Performance Catégorie C, installé dans un endroit où les calories sont récupérée (volume habitable), avec des réseaux également dans le volume habitable afin de récupérer les pertes thermiques, …



Sources et liens utiles
www.chaffoteaux.fr



Pour en savoir plus, consultez le dossier
" RENOVATION ET MAISON BASSE CONSOMMATION "


Octobre 2010

A lire également