Ventilation de sa maison pour la santé des occupants

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Télécharger la chronique Au-delà de renouveler l’air pour les occupants, la ventilation a pour but de créer un environnement sain et d’évacuer le plus possible les polluants de la maison. Ce n’est pas simple d’autant plus si l’environnement extérieur est très pollué !

Le texte de loi pour la ventilation des logements

Schéma de principe d’une ventilation VMC double-flux
Schéma de principe d’une ventilation VMC double-flux.
Extraction dans les pièces humides et air neuf entrant dans les pièces de vie (salon, chambres, …).
Le principe de base reste le même pour une VMC simple-flux

L’air intérieur, au-delà du confort thermique, répond à nos besoins physiologiques de santé. La qualité de l’air dans nos bâtiments clos, là où nous passons 80% de notre temps en milieu urbain, est loin d’être de bonne qualité. De plus, plusieurs études dont celles de l’observatoire de la Qualité d’Air Intérieur ont montré que l’air que nous respirons peut être 5 à 10 fois plus pollué à l’intérieur qu’à l’extérieur, lui-même déjà saturé lors des pics de pollution. Conséquence : un inconfort croissant et des nuisances pour la santé humaine tels que maux de tête, fatigue, irritation, allergies, asthme, … Sans compter qu’une mauvaise ventilation peut se traduire par une mauvaise productivité au travail, une dégradation du bâti (humidité, moisissures, …), par un inconfort acoustique (bruit de ventilation) et une surconsommation énergétique … Soit une conséquence financière jusqu’à 100 milliards d’euros par an, d’après la commission d’enquête du Sénat !

Pour maîtriser une bonne Qualité d’Air Intérieur, faisons fonctionner notre bon sens en nous servant comme socle de réflexion de la réglementation en la matière.
Voici le texte majeur relatif à l’aération des logements en vigueur pour les nouvelles constructions depuis 1982. L’arrêté du 24 Mars 1982 modifié le 28 Octobre 1983, conserve le principe de ventilation générale et permanente de l’arrêté du 22/10/69. Il fixe des exigences de débits d’air extrait minimum en pièce de service et autorise la modulation des débits.
Arrêté du 24 mars 1982 relatif à l'aération des logements

L'air doit pouvoir circuler librement des pièces principales vers les pièces de service.
Et voici les débits réglementaires de ventilation à respecter (débits d’air extrait minimum des logements)

Type de logement

Total mini
(m³/h)

Cuisine mini (m³/h)

Cuisine Pointe (m³/h)

Bain
 (m³/h)

Autre Salle d’eau (m³/h)

WC (m³/h)

unique

multiple

T1

35

20

75

15

15

15

15

T2

60

30

90

15

15

15

15

T3

75

45

105

30

15

15

15

T4

90

45

120

30

15

30

15

T5

105

45

135

30

15

30

15

T6

120

45

135

30

15

30

15

T7

135

45

135

30

15

30

15


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La solution idéale pour le confort et la qualité d’air intérieure

étiquette émissions de COV
C’est réglementaire : les produits de construction et de décoration devront porter une étiquette indiquant leurs émissions de COV (composés organiques volatils) dans l’air intérieur

BONNES PRATIQUES …
La solution idéale consisterait à pouvoir prendre en compte au moins 4 dispositions :

1) Amélioration de la ventilation (conception, pose) et dans certains cas de la filtration de l’air extérieur (système de VMC double flux avec filtre entrant efficace voire même sur les particules fines).

2) Utilisation de matériaux de construction et de décoration à faible taux d’émission de COV (Composés Organiques Volatiles), par exemple étiquette A+

3) Application de films « barrière » sur les matériaux (revêtements de surface appropriés).

4) Purification de l’air pollué (adsorbants, systèmes de destruction des COV, et ...).


FUTURES REGLEMENTATIONS
Dans les bâtiments futurs neufs et à rénover, la tendance ira vers une meilleure prise en compte des impacts environnementaux et des consommations d’énergie.
Cela conduit nécessairement à placer l’individu au centre des préoccupations et à se soucier des impacts sanitaires et de la qualité d’air intérieur.
La prise en compte de la qualité de l’air intérieur doit être renforcée à l’avenir. Les avantages d’un environnement intérieur sain combinés au confort thermique devraient être pris lors de la rédaction des futures règlementations thermiques et environnementales tant en neuf qu’en rénovation ... Car c’est le confort global qui importe.

Guide réglementaire professionnel sur la ventilation et la qualité d’air intérieure

Guide réglementaire professionnel sur la ventilation et la qualité d’air intérieure


Face à un enjeu si majeur que la santé et la qualité d’air dans le bâtiment, les équipes d’XPair en partenariat avec UNICLIMA ont décidé de faire un point réglementaire.
Il a été constitué un mini-guide électronique ebook « Guide réglementaire sur la Ventilation et la Qualité d’Air Intérieur »qui s’adresse aussi bien aux concepteurs maîtres d’ouvrage et maîtres d’œuvre, qu’aux installateurs et mainteneurs.

Cet e-book en téléchargement libre, livre « l’essentiel » en 38 pages et est tenu à jour en continu sur le site www.xpair.com, rubrique « librairie ».

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Guide des polluants réglementés

Polluant

Origine

Impact sur la santé

Impact sur l’environnement

Particules ou poussières en suspension (PM)

Elles sont issues de toutes les combustions liées aux activités industrielles ou domestiques, ainsi qu’aux transports. Elles sont aussi émises par l’agriculture (épandage, travail au sol, remise en suspension, etc.). Les particules dites secondaires résultent de la combinaison de plusieurs polluants tels que l’ammoniac et les oxydes d’azote qui génèrent des particules de nitrate d’ammonium. Elles sont classées en fonction de leur taille : PM10 : particules de diamètre inférieur à 10 μm (elles sont retenues au niveau du nez et des voies aériennes supérieures) ; PM2,5 : particules de diamètre inférieur à 2,5 μm (elles pénètrent profondément dans l’appareil respiratoire jusqu’aux alvéoles pulmonaires).

Elles provoquent des irritations et une altération de la fonction respiratoire chez les personnes sensibles. Elles peuvent être combinées à des substances toxiques, voire cancérigènes, comme les métaux lourds et les hydrocarbures. Elles sont associées à une augmentation de la mortalité pour causes respiratoires ou cardiovasculaires.

Elles contribuent aux salissures des bâtiments et des monuments.

Dioxyde de soufre
(SO2)

Il est issu de la combustion de combustibles fossiles (fioul, charbon, lignite, gazole,
etc.) contenant du soufre. La nature émet aussi des produits soufrés (volcans).

Il entraîne des irritations des muqueuses de la peau et des
voies respiratoires supérieures (toux, gène respiratoire,
troubles asthmatiques).

Il contribue aux pluies acides qui affectent les végétaux et les sols. Il dégrade la pierre (cristaux de gypse et croûte noires de microparticules cimentées).

Oxyde d’azote (NOx)
(NOx=NO+NO2)

Le monoxyde d’azote (NO), rejeté par les pots d’échappements des voitures, s’oxyde dans l’air et se transforme en dioxyde d’azote (NO2) qui est très majoritairement un polluant secondaire. Le NO2 provient principalement de la combustion d’énergies fossiles (chauffage, production d’électricité, moteurs thermiques des véhicules automobiles et des bateaux).

C’est un gaz irritant pour les bronches. Il augmente la fréquence et la gravité des crises chez les asthmatiques et favorise les
infections pulmonaires infantiles. Le niveau de concentration de NO mesuré dans l’environnement
n’est pas toxique pour l’homme.

Les oxydes d’azote ont un rôle précurseur dans la formation d’ozone dans la basse atmosphère. Ils contribuent : aux pluies acides qui affectent les végétaux et les sols ; à l’augmentation de la concentration des nitrates
dans le sol. Associés à l’ammoniac, ils ont un rôle précurseur dans la formation de particules secondaires.

Ozone (O3)

Polluant secondaire, il est produit dans l’atmosphère sous l’effet du rayonnement solaire par des réactions complexes entre certains polluants primaires (NOx, CO et COV).

C’est un gaz irritant pour l’appareil respiratoire et les yeux. Il est associé à une augmentation de la mortalité au moment
des épisodes de pollution.

Il perturbe la photosynthèse et conduit à une baisse de rendement des cultures (5 à 10 % pour le blé en Île-de-France, selon l’INRA). Il provoque des nécroses sur les feuilles et les aiguilles d’arbres forestiers. Il entraîne une oxydation de matériaux (caoutchoucs, textiles…). Il contribue à l’effet de serre.

Hydrocarbures aromatiques
polycycliques (HAP) et composés organiques volatils (COV)

Ils sont issus des combustions incomplètes, de l’utilisation de solvants (peintures, colles), de dégraissants et de produits de remplissage de réservoirs automobiles, etc.

Ils provoquent des irritations, une diminution de la capacité
respiratoire et des nuisances olfactives. Certains sont considérés comme cancérogènes (benzène, benzo-(a)pyrène).

Ils ont un rôle précurseur dans la formation de l’ozone.

Monoxyde de carbone (CO)

Il est issu de combustions incomplètes (gaz, charbon, fioul ou bois) dues à des installations mal réglées (chauffage domestique) ou provient des gaz d’échappement des véhicules.

Il provoque des intoxications à fortes teneurs entraînant des maux de tête et des vertiges (voir le coma et la mort pour une exposition prolongée). Il se fixe à la place de l’oxygène sur l’hémoglobine du sang. Les teneurs observées dans l’air ambiant ne provoquent aucun risque pour la santé.

Il participe aux mécanismes de formation de l’ozone. Il se transforme en gaz carbonique (CO2) et contribue ainsi à l’effet de serre.

Ammoniac (NH3)

Il est lié essentiellement aux activités agricoles (volatilisation lors des épandages et du stockage des effluents d’élevage et épandage d’engrais minéraux).

C’est un gaz irritant qui possède une odeur piquante et qui brûle les yeux et les poumons. Il s’avère toxique quand il est inhalé à des niveaux importants, voire mortel à très haute dose.

Il provoque une eutrophisation et une acidification des
eaux et des sols. C’est également un gaz précurseur de particules secondaires. En se combinant à d’autres substances, il peut donc former des particules fines qui auront un impact sur l’environnement (dommage foliaire et baisse des rendements agricoles) et sur la santé.

Métaux lourds : plomb (Pb), mercure (Hg), arsenic (As), cadmium (Cd), nickel (Ni), cuivre (Cu)

Ils proviennent de la combustion des charbons, pétroles, ordures ménagères, mais aussi de certains procédés industriels. Par exemple, le plomb était principalement émis par le trafic automobile jusqu’à l’interdiction totale de l’essence plombée (01/01/2000).

Ils s’accumulent dans l’organisme avec des effets toxiques à plus ou moins long terme. Ils affectent le système nerveux, les fonctions rénales, hépatiques, respiratoires.

Ils contribuent à la contamination des sols et des aliments. Ils s’accumulent dans les organismes vivants dont ils perturbent l’équilibre biologique.

Lectures recommandées

Ventilation dans l’habitat et qualité d’air intérieure
Les différentes ventilations pour une maison

Sources et liens utiles

www.aldes.fr www.atlantic.fr www.xpair.com

Pour en savoir plus

Le dossier VENTILER SA MAISON

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