SOLAIRE : tout pour réussir votre projet

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A l'heure actuelle, l'énergie solaire peut servir à produire de l'eau chaude sanitaire et éventuellement, fournir un appoint au chauffage de la maison… ou d'une piscine ! Aucune raison donc de s'en priver, puisque cette énergie est gratuite et que le coût de l'installation est en partie compensé par des aides diverses.

A l'heure actuelle, l'énergie solaire peut servir à produire de l'eau chaude sanitaire et éventuellement, fournir un appoint au chauffage de la maison… ou d'une piscine ! Aucune raison donc de s'en priver, puisque cette énergie est gratuite et que le coût de l'installation est en partie compensé par des aides diverses.

Qu'il s'agisse de produire de l'eau chaude sanitaire (ECS) ou de contribuer au chauffage d'une habitation, le principe d'une installation solaire reste sensiblement le même. Il repose sur la mise en œuvre de capteurs dans lesquels de l'eau circule en boucle pour transférer les calories d'origine solaire vers un chauffe-eau spécial, de type CESI ou SSC (voir le dossier solaire).

  • Dans tous les cas, ces calories sont utilisées en priorité puisqu'elles sont gratuites ! Et l'eau circulant dans les capteurs hydrauliques reste distincte de tout autre circuit. Ainsi, aucun risque d'embouage des capteurs par l'eau du chauffage central ou à l'inverse, d'oxydation électrolytique des canalisations et émetteurs de chauffage par l'eau glycolée des capteurs. L'antigel (glycol) s'impose en effet pour un fonctionnement "toutes saisons", lorsque l'installation n'est pas conçue pour se vidanger automatiquement dans un réservoir hors-gel.

Les capteurs : plans ou à tubes de verre

Les modèles conventionnels (capteurs plans) se composent d'un châssis en bois ou en fibres de verre.
Recouvert d'un verre spécial (anti-reflet), il contient des tubes en cuivre (absorbeurs) dont le revêtement et la disposition ont pour but de capter un maximum d'énergie. Ils prennent place sur un support isolant de façon à limiter les pertes de calories. Raison pour laquelle leur châssis est généralement étanche. Ce qui évite aussi la pénétration d'humidité et de poussière, toutes deux nuisibles au rendement.

  • Les capteurs plans les plus performants sont scellés sous vide ou remplis d'argon.

    capteurs solaires sur toit
    Credit photo: Buderus


    Ils sont ainsi moins sensibles aux déperditions par convection constatées par temps froid et, selon leurs fabricants, offrent des performances comparables à celles des capteurs à tubes de verre.

    capteur solaire
    Credit photo: Vaillant


    Eux aussi sous vide, les capteurs à tubes de verre sont plus légers et plus chers que les capteurs plans. Mais ils peuvent être installés verticalement et conserver un rendement supérieur aux capteurs plans conventionnels… Chaque tube de verre peut aussi être remplacé individuellement.

Les compléments : liaisons, ballon et régulation

Aucun capteur ne fonctionne sans ses liaisons hydrauliques avec le ballon. Elles sont à présent disponibles en version souple et juxtaposée, plus simple à mettre en œuvre que les tubes rigides. Indispensables eux aussi, les autres accessoires (circulateur, vannes d'arrêt, vase d'expansion…) se trouvent parfois intégrés au ballon.

  • La production d'ECS est assurée par un CESI mono-énergie ou plus couramment, bi-énergie. D'une capacité de 300 à 900 l, sa cuve contient alors l'échangeur relié aux capteurs solaires, ainsi qu'une résistance électrique ou bien un second échangeur. Il est alimenté, lui, par la chaudière de chauffage central

    chauffe-eau solaire
    Credit photo: Weishaupt


    ou éventuellement, par une pompe à chaleur. Les ballons mixtes comportent quant à eux les deux échangeurs mentionnés ci-dessus, plus une résistance : soit 3 énergies au total.

  • "Monoblocs", les SSC reprennent le principe d'un réservoir avec plusieurs échangeurs, en plus volumineux : 600 à 1 000 l environ. Au delà, à moins d'opter pour un PSD (voir le dossier solaire) - donc de s'engager dans des travaux conséquents en rénovation - la capacité d'un SSC a tendance à se répartir entre deux ou trois cuves pouvant atteindre un volume total de près de 2 000 l. L'une sert en général à produire l'ECS et l'autre ou les autres, de réservoirs "tampon". Ils stockent ainsi une grande quantité de calories qui est affectée, selon les priorités du moment, à l'ECS ou au chauffage central. Tel est le rôle de la régulation spéciale qui gère à la fois la chaudière de chauffage central, la production d'ECS ainsi que la circulation d'eau dans les capteurs.

Pour passer à l'acte…

Qu'il s'agisse des capteurs ou de leurs compléments hydrauliques, le choix du matériel et sa mise en œuvre restent une affaire de spécialistes : des professionnels formés par les fabricants des équipements en question.
Parce qu'il s'agit de produits fragiles - à installer sur un toit qui plus est ! - et très techniques.
Leur dimensionnement doit en effet obéir à des calculs précis tenant compte des particularités de chaque chantier : orientation du bâtiment, nombre d'utilisateurs et de salles de bains, et dans le cas d'un SSC, volume à chauffer, qualité de l'isolation du bâtiment, etc. Bref ! Un vrai travail de bureau d'études, qui peut certes être dégrossi avec l'aide d'associations comme l'Asder ou d'une délégation régionale de l'Ademe, mais devra de toute façon être validé par un homme de l'art…

  • Le but étant d'obtenir une installation qui fonctionne de façon satisfaisante et couvre, grâce à l'énergie solaire, entre 50 et 70 % des besoins en ECS sur une année entière. Une moyenne considérée comme optimale en France métropolitaine pour éviter les problèmes causés par une installation, qui au delà de ces valeurs, deviendrait surcapacitaire en été. En ce qui concerne le chauffage, l'Asder estime qu'il faut compter environ 1 m² de capteur pour 7 à 10 m2 de plancher chauffant (soit 10 à 20 m2 de capteurs) selon les caractéristiques thermiques et la situation géographique de la maison.

  • N'oubliez pas que le recours à un professionnel est par ailleurs nécessaire pour bénéficier des primes, subventions et crédit d'impôt. Ce professionnel doit être agréé Qualisol et l'équipement installé, disposer d'une certification CSTBat ou Solar Keymark. Ajoutés à une habitation existante, les capteurs impliquent d'effectuer une déclaration de travaux auprès de votre mairie. De même, si vous construisez, le projet d'installation solaire doit être mentionné dans la demande de permis.

Crédit d'impôt et aides diverses

Depuis le 1er janvier 2005 l'Ademe ne distribue plus d'aides aux particuliers pour la diffusion des systèmes solaires thermiques puisque ces installations font à présent l'objet d'un crédit d'impôt (porté à 50 % en 2006). Pour en connaître le détail, consultez les liens suivants :

  • Dossier Solaire
  • Ademe
  • Economies d'énergie

  • S'y ajoute la fameuse TVA de 5,5 % ainsi que des aides de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat et de la plupart des Conseils généraux et régionaux, plus un certain nombre de communes. Comme le crédit d'impôt, ces aides sont attribuées sans condition de ressources mais sous réserve d'avoir opté pour un professionnel et du matériel agréés (cf. ci-dessus).

  • Le détail de ces aides est disponible auprès des Espaces Info Énergie (0810 060 050 ou site web) ou bien d'Énerplan : Association Professionnelle de l'Energie Solaire. Autre possibilité : s'adresser à la délégation de l'Ademe correspondant à votre région . Puis selon les options proposées, dirigez-vous vers l'espace "Particuliers" ou vers les Domaines d'intervention/ Énergies renouvelables/ Solaire thermique/ Dispositifs d'aides.



Mars 2007


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