Se chauffer à l'électricité à moindre coût

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En utilisant l'électricité en direct ou avec une pompe à chaleur, l'électricité n'est pas une énergie chère. Attention néanmoins aux incidences sur l'isolation du bâti et la régulation programmation.

Comment l'électricité devient une énergie bon marché !

radiateur Acova

Ce radiateur électrique est très esthétique mais cela ne s’arrête pas là : il est équipé d’un thermostat d'ambiance Radiofréquence programmable. Sélecteur de mode multifonctions (Confort, Hors-gel, Eco, auto, Arrêt, programmation). Valeurs de consignes des modes Confort, Eco et Hors-gel réglables.

 « L’électricité est une énergie bon marché si vous la préservez ». Cette phrase lancée par un ex-PDG d’EDF est forcément vraie. Et tout doit être fait en termes  de dispositifs : isolations, équipements, ventilation, régulation et programmation, ..,  pour consommer le moins possible d’électricité.

Dans le logement neuf, l’usage de l’électricité nous donne les directions à prendre quant à l’usage de cette énergie longtemps décriée. En effet, avec l’application de la réglementation 2012, le niveau à atteindre pour le logement est de type basse consommation. Ce sont les fameux 50 kWh/m² par an de consommation limite dont tout le monde ou presque a entendu parler.


Cette réglementation limite l’usage de l’électricité à des systèmes performants mais surtout conditionne l’électricité à un niveau de performance élevé du bâti. C'est à dire une isolation renforcée qui va nous conduire à des doublages de 16 à 20 cm sur les murs par exemple, des vitrages avec un Uw de 1.3 (avec gaz argon), une étanchéité parfaite et une ventilation double-flux ou de type hygroréglable B. Même si notre électricité d’origine nucléaire est une des moins chères d’Europe et du monde, tout est fait pour en consommer le moins possible.

Nous retrouvons cet aspect sur les autres usages : lampes basse consommation, appareils ménagers de type A, etc.,…
A cela, le niveau basse consommation impose en plus des équipements performants tels que :

  • Panneaux rayonnants ou plancher rayonnant électrique équipés d’une régulation précise,
  • Pour la production d’eau chaude sanitaire, chauffe-eau thermodynamique (de préférence sur air intérieur, ou raccordé à la VMC),
  • Pompe à chaleur air-air ou pompe à) chaleur air-eau, à COP élevé (supérieur à 3.2),
  • Régulation et programmation fine des différents consommateurs électrique : chauffage, eau chaude sanitaire, voire équipements ménagers, …

En rénovation : appliquer les méthodes du neuf

En rénovation, la RT 2012 réglementation 2012 réservé au neuf ne s’applique pas. C’est la RT ex (existant) qui date de 2007 qui fait foi. Elle indique des capacités d’efficacité énergétique  minimums pour les matériaux et équipements à utiliser. Globalement l’objectif est le même que pour le neuf, économiser l’énergie le plus possible. En rénovation les économies sont encore plus importantes car on part de plus loin, néanmoins les objectifs sont voisins. On parle de niveau BBC pour le neuf pour une consommation limitée en moyenne à 50 kWh/m² et par an, alors qu’en rénovation BBC, ce chiffre est de 80 kWh/m².

Chauffe eau

Le chauffe-eau « heures creuses » en rénovation

Donc les mêmes « méthodes BBC » sont à notre sens à envisager :

  • Isolation renforcée du bâti et vitrages performants,
  • Ventilation efficace avec VMC hygro ou VMC double-flux,
  • Équipements à haute efficacité énergétique : panneaux rayonnants, pompe à chaleur, chauffe-eau thermodynamique (de préférence par rapport au simple chauffe-eau à accumulation). Encore que si la solution du chauffe-eau thermodynamique est impossible, seul les chauffe-eaux certifiés NF Electricité Performance pourront être mise en œuvre. Ils sont précis en régulation et bénéficient d’uns isolation renforcée.

Isolation thermique et protection sont obligatoires

Protéger le bâti parait évident lorsqu’on veut préserver l’énergie. Ce précepte est d’autant plus vrai pour l’énergie électrique.

La protection du bâti doit s’entendre au sens large du terme. En premier lieu il s’agit d’apporter un manteau de protection thermique, c’est l’isolation thermique. Celle-ci doit être renforcée et très soignée pour limiter les ponts thermiques. L’isolation extérieure est le meilleur mode constructif, néanmoins en rénovation il n’est pas toujours facile de le même en œuvre en maison individuelle. L’isolation extérieure, en dehors d’immeubles à façades compliquées ou protégée, l’isolation extérieure pour des immeubles collectifs chauffés à l’électricité peut être une solution souple car elle évite d’isoler par l’intérieur et d’intervenir dans les logements.

En second lieu, il faudra veiller à l’étanchéité du bâti en calfeutrant toutes les entrées d’air parasites : jointoiements, fermetures des réservations et trous, calfeutrements des réseaux et boites électriques, ….

Attention aux incidences sur le confort d’été, car trop d’isolation peut nuire au confort en saison chaude. Il faut éviter l’inconfort de la boite « thermos » et agir à deux niveaux pour compenser le niveau d’isolation :

  • Apporter de l’inertie thermique à l’intérieur du logement : dalle pleine de plancher, mur épais à l’intérieur, contre-cloisons sur isolant, …
  • Protéger les ouvrants de l’ensoleillement direct. Le solaire passif qui est bénéfique en hiver pour chauffer gratuitement les pièces de la maison sera nuisible en été et surchauffera la même maison. La solution est nécessairement de stopper l’ensoleillement dès son origine, soit par l’extérieur. Les solutions sont les volets persiennes, les stores, les écrans naturels par de la végétation,…

Régulation et programmation sont obligatoires

Avec un bâti le plus économe possible, il s'agit de gérer la consommation électrique à son plus bas niveau pour avoir une maison ou un immeuble très économe en énergie.

L'énergie électrique a cet avantage d'être gérable facilement. C'est-à-dire les ordres de marche, la modulation des températures de consigne, la supervision des consommations et les avertissements de surconsommations, sont facilement transportables. Du moins beaucoup plus facilement qu'avec des équipements utilisant le vecteur eau : brûleur, chaudière, radiateur, …

La régulation devra toujours être la plus précise possible pour éviter des pertes avec des vagues de températures inutiles. Elle devra être réglable au degré près. 1°C de moins de chauffage c'est en moyenne 7% d'économies d'énergie.

Ecorché radiateur

Radiateur rayonnant à inertie

A ce titre, l'usage de radiateur ou de panneaux rayonnants à « inertie » est un plus en terme de confort et d'économies d'énergie car el rendement d'émission est nettement meilleur qu'un convecteur qui aura tendance à chauffer le plafond plus que les individus. La mode rayonnant électrique est toujours recommandé soit par l'utilisation de panneaux rayonnant électrique ou de plancher rayonnant électrique.

Domocable

Thermostat et programmateur pour plancher rayonnant électrique

La « programmation » est également essentielle pour générer de larges économies d'énergie électrique. Effectivement, avec la flexibilité des réseaux électriques avec ou sans fil en l'occurrence, il est aisé de réaliser de scénarios d'occupation et d'inoccupation en fonction des pièces à chauffer, des réduits nocturnes (16°C dans les chambres et idem pour les salles de séjour inoccupées la nuit, des absences prolongées (hors gel à 7°C), ….

Sources et liens utiles

www.atlantic.fr www.acova.fr

Pour en savoir plus

dossier: CHOISIR SON ENERGIE DE CHAUFFAGE


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