La maîtrise du feu constitue la plus remarquable des acquisitions qui jalonnent la très longue évolution de l'humanité. « Longtemps après avoir taillé dans la pierre les premiers outils, les hommes ont définitivement quitté le stade animal en domestiquant cette énergie naturelle et redoutable qu’est le feu », analyse Bertrand Roussel, directeur des collections du Musée de Terra Amata, à Nice. Site sur lequel furent découverts quelques-uns des plus anciens foyers, datés de près de 400 000 ans. Que ce soit pour se réchauffer ou faire cuire ses aliments, cela fait en effet bien longtemps que l’homme a lié sa survie et son confort à la combustion du bois.



Foyer aménagé du site de Terra Amata. Le foyer était protégé des vents dominants par une murette de galets. (cliché : H. de Lumley / Musée de Terra Amata / Ville de Nice).

Transformer la matière vivante

Plus près de nous, vers 6 000 ans avant notre ère, l’invention de l’agriculture et de l’élevage marque une véritable rupture. Cette double acquisition permet alors à l’homme de maîtriser et de transformer son milieu naturel : défrichement des forêts pour en faire des champs et des pâtures, cultures sur brûlis, etc. « Avec l'avènement des premières communautés paysannes, l'impact de l'homme sur l'environnement inaugure une première rupture dans la relation entre ces deux acteurs : de dominés, les Homo sapiens devinrent dominants, explique Jean Guilaine, préhistorien, dans la revue Sciences Humaines. Ils ont pris conscience de leur aptitude à transformer la matière vivante. » Parallèlement à la domestication des espèces végétales et animales, le paysage va subir la loi de l’homme.

Pour autant, dans ce face-à-face avec l’homme, la Nature ne s’est pas toujours laissé faire. Pendant plusieurs millénaires, conquêtes et reconquêtes de l’un sur l’autre se sont succédées. Toutefois, comme le constate Jean Guilaine, « si la Nature trouva dans ses réserves les moyens de contrer les effets de la première anthropisation* et contraignit les sociétés à certains reculs, l'engrenage de la maîtrise humaine sur le milieu était lancé, de façon irréversible. »

Un usage déraisonné des ressources naturelles

Un processus qui n’a cessé de s’amplifier, au rythme d’un accroissement démographique galopant et de la modernisation des techniques.
Tout s’accélère encore davantage lorsque l’homme découvre l’usage du charbon et du pétrole. Les énergies fossiles détrônent alors le bois définitivement. Du moins le croit-on.

Avec l’industrialisation à outrance, la production et la consommation d’énergie en masse, l’homme pense alors avoir pris le dessus dans son éternel affrontement avec la Nature. Mais c’était sans compter l’usage déraisonné que l’être humain allait faire de ces ressources naturelles qu’il pensait inépuisables. Avec les conséquences sur son environnement que l’on connaît.


“ Back to the trees !”

Aujourd’hui, un retour aux énergies naturelles et renouvelables est inévitable. Et l’énergie naturelle par excellence reste le bois. Les destins de l’homme et du bois semblent définitevement liés. Comme le dit Roy Lewis dans son ouvrage Pourquoi j’ai mangé mon père : “ Back to the trees !” (Retour aux arbres !). En effet, lors de sa combustion, le bois ne fait que libérer dans l’air le dioxyde de carbone qu’il a absorbé durant sa croissance. Son impact est donc neutre sur l’effet de serre. Selon les études de l’ADEME, en comptabilisant l’énergie consommée du « puits » à la chaleur produite, y compris les étapes de transport et raffinage, les chaufferies au gaz, au fioul et à l’électricité émettent respectivement 222, 466 et 180 kg de CO2 par MWh de chaleur utile. Le chauffage au bois n’en émet que 40. Ainsi l’utilisation du bois permet de diviser les émissions de CO2 par 12 par rapport au fioul et par 6 par rapport au gaz.

 

L’exploitation forestière permet de régénérer les forêts et d'assurer le développement durable des espaces boisés. Comme dans la plupart des pays européens, la surface boisée s'accroît fortement. En France, depuis les deux derniers siècles, elle a presque doublé ! En effet, le prélèvement forestier annuel est inférieur à l'accroissement naturel de la forêt. Le capital forestier augmentant de plus de 10 % chaque année, la ressource est donc préservée et le bois considéré comme une énergie renouvelable.

*Anthropisation : affectation du milieu naturel par des activités imputables à l'homme.

EN RESUME

A condition qu’il ne reproduise pas les erreurs du passé, l’homme tient dans l’utilisation raisonnée et structurée du bois la meilleure façon de se réconcilier avec la Nature. Mais il doit être assez sage car il ne pourra jamais couper les racines qui l’enchaînent à son milieu naturel. En harmonie avec son environnement, il doit donc créer une nouvelle éthique planétaire capable de gérer son avenir.

Pour en savoir plus consultez le dossier "CHEMINEES ET INSERTS "



Août 2007
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