Planchers chauffants, vers le confort idéal ?

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Le chauffage par le sol remonte à l’époque romaine. Soucieuse de son confort thermique, la population des grandes villes romaines se chauffe au moyen de carneaux en terre cuite dans lesquels de l’eau chaude ou de la fumée circule.

Il suffisait d’y penser ! Le concept de plancher chauffant était né.
Deux millénaires plus tard, dans les années soixante, plus exactement, le système de chauffage par le sol refait surface. Toutefois, les débuts de cette technique sont difficiles. Les planchers chauffants sont installés en masse dans de nombreux logements sociaux locatifs dont l’absence d’isolation entraîne d’importantes déperditions de chaleur. Afin de chauffer correctement ces bâtiments, les températures au sol peuvent alors atteindre 35 à 40 °C ! Pas étonnant que maux de têtes, problèmes vasculaires, jambes lourdes et autres varices fassent leur apparition... D’où le discrédit jeté sur ces systèmes. Une mauvaise réputation dont ils ont encore aujourd’hui du mal à se défaire.
Pourtant, dès 1979, un décret vient généraliser un nouveau procédé de plancher, et fixe une température relativement basse (28 °C maximum) et régulable individuellement. Un système encore un peu plus amélioré avec les tubes en matériaux de synthèse. C’est ce décret qui est à l’origine de l’appellation « planchers chauffants basses températures » ou PCBT.


Le confort pour le corps


Aujourd’hui, les systèmes intégrés conçus dans ces matériaux de synthèse assurent confort et sécurité à leurs nombreux utilisateurs. Près 5 millions de foyers ont adopté le plancher chauffant, qu’il soit électrique ou à eau. Une étude menée récemment par le Syndicat national des fabricants de composants et de systèmes intégrés de chauffage, rafraîchissement et sanitaires (Cochebat), en collaboration avec la Société européenne de Phlébologie, a montré que les planchers chauffants par eau basse température (l’étude n’ayant pas porté sur les systèmes électriques) ne peuvent plus être considérés comme un facteur de risque de maladies veineuses. Pendant près d’une année, cette étude a analysé, auprès de 84 personnes, les conséquences de ce procédé de chauffage sur le système veineux. Les sujets retenus étaient, de façon aléatoire, soit des patients sains, avec ou sans antécédents familiaux de problèmes veineux, soit des patients souffrant de maladies veineuses. Chacun d’entre eux a subi deus cliniques à 10 mois d’intervalle. Dans 69 % des cas, la stabilité de l’état clinique a pu être constatée et son amélioration dans 24 % des cas. Les arguments cliniques n’ont indiqué aucun effet pervers de ce système de chauffage. La température ambiante de 18 °C était constante quel que soit l’endroit choisi dans une pièce et les patients ne se sont pas plaint de ressentir une chaleur trop forte ou une sensation de froid sous la plante des pieds. A l’inverse, une impression de confort a été largement mentionnée.
Dans le cas des planchers électriques, la diffusion par rayonnement d’une chaleur uniformément répartie, en supprimant les zones froides, assure un confort thermique optimal. Ce mode de chauffage permet d’obtenir la même sensation de bien-être à 18 °C qu’avec un autre type de chauffage à 20 °C. Sans perte d’efficacité, en baissant ainsi la température de chauffage de 2 ou 3 °C, une économie d’énergie de l’ordre de 15 % est générée, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). « La puissance de chauffe étant fonction de la température de surface de sol, ces diminutions de puissance ont pu être obtenues grâce à une meilleure isolation des bâtiments, qui induit une diminution des déperditions de chaleur, explique Michel Gay, directeur technique de Giacomini France. Les réglementations thermiques dans les bâtiments ont ainsi joué un rôle majeur dans l’amélioration des systèmes de planchers chauffants. » D’autant que la règlementation tend à faire de plus en plus prendre en compte le lot isolation lors de la construction du bâti par d’autres corps de métiers que ceux du génie climatique. Résultat : le rapport qualité-prix-exploitation du plancher chauffant-rafraîchissant est particulièrement intéressant.

Tout en discrétion

Source : Cochebat


Pour en finir avec la mauvaise réputation de ces systèmes, et pour passer enfin à une véritable valorisation de ces solutions de confort, on peut même aller jusqu’à affirmer que c’est un procédé de chauffage bénéfique pour la santé. En effet, il permet d’éliminer l’humidité des murs, tout en conservant un minimum d’humidité dans l’air. Les personnes souffrant de problèmes respiratoires peuvent ainsi se sentir quelque peu soulagées. De même, en limitant les déplacements de poussières, puisque fonctionnant sans aucun air pulsé, ce système réduit considérablement le risque de prolifération d’acariens, et donc de développement d’allergie ou d’asthme.
Autre élément de confort non négligeable : la discrétion. Sonore, d’abord. Les tubes étant à une profondeur minimale de 4 cm sous le plancher, ils donc isolés phoniquement. Ils répondent ainsi aux exigences de la Nouvelle Réglementation Acoustique (NRA).
Discrétion sonore, mais également visuelle : en supprimant tous les émetteurs de chaleur muraux, les planchers chauffants permettent des gains de surface habitable supplémentaire de 7 à 8 %, toute la pièce restant disponible pour l’aménagement.

Des verres chauffants


Coupe d’un vitrage chauffant Prel-Therm
Source : Prelco

Le concept de chauffage invisible fait d’ailleurs réfléchir de nombreux créateurs. Le verre chauffant, par exemple. Le principe est simple. Un film conducteur transparent est appliqué sur le verre intérieur d'un double vitrage. Reliée au secteur, cette couche métallique invisible s’échauffe et émet de la chaleur par rayonnement. Parallèlement, le verre extérieur du double vitrage est doté d'un film conducteur transparent. Son but : réfléchir les longueurs d'ondes permettant le chauffage vers l'intérieur de la pièce. Ce montage permet non seulement de chauffer mais fait également office de bouclier thermique en empêchant la chaleur de se diffuser vers l'extérieur. C'est la même technologie qui est utilisée dans des miroirs pour les rendre chauffants, par rayonnement également. Ils peuvent atteindre une température de surface de 40°. Ils sont surtout utiles comme chauffage d'appoint. Autre système, totalement nouveau en France : la plinthe chauffante. Comme une plinthe habituelle, la plinthe chauffante est installée à la base des murs principaux, laissant ainsi toute liberté dans l'aménagement intérieur. Outre une vaste palette de couleurs, la plinthe peut prendre une multitude d'aspects comme le bois, le marbre, la pierre, la faïence, etc. Un produit haut de gamme, à chaleur rayonnante, dont le design (les plinthes font 40mm x 30mm) lui permet de s'intégrer partout, y compris dans le socle des éléments de cuisine.


EN RESUME

Longtemps décrié, le chauffage par le sol est en passe de devenir un élément de confort idéal : invisible, silencieux et même bon pour la santé, il gagne à être connu.




Décembre 2007
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