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Respectez la réglementation thermique en rénovation

Par Philippe Nunes - Mars 2017

Depuis 2007, la réglementation thermique dans l’existant est obligatoire pour toute rénovation. En la respectant, vous valorisez votre bien immobilier et réalisez d’importantes économies d’énergie.

Voici les limites et exigences en termes de performances énergétiques des matériaux et équipements que vous devez respecter pour vos travaux de rénovation.

Isolation : les travaux à faire pour la renforcer

L’isolation est le premier objectif de la réglementation. Elle garantit un meilleur confort en supprimant l’effet de paroi froide, permet d’uniformiser la température dans les pièces et de réduire nettement la facture d’énergie et donc le coût de fonctionnement des logements existants.

Le toit, les murs et le plancher bas

Estimer l’isolation à installer

Posez un isolant de telle sorte que la résistance thermique de l’ensemble paroi + isolant soit au moins égale à la valeur exigée.
La résistance thermique se mesure en multipliant l'épaisseur de l'isolation existante en centimètres par 0,33 (mousse de polyuréthane ou polystyrène extrudé) ou par 0,23 (autre isolant).
A noter qu'un isolant interrompu par une ossature est moins efficace qu’un isolant continu ; si l’ossature est en bois, retenez 80 % de la valeur R marquée ou calculée ; si l’ossature est métallique, retenez seulement 50 %.

Quels travaux pour quelles parois ?
La réglementation s’applique dès lors que vous commencez des travaux d’amélioration de l’isolation par l’intérieur ou par l’extérieur ou de rénovation de l’enveloppe de votre logement.
Elle concerne tous les types de toiture, les planchers bas en terre cuite ou en béton, les murs en briques industrielles, blocs béton, béton banché ou bardages métalliques. Les autres types de parois ne sont pas soumis, pour l’instant, aux exigences de la réglementation.
Elle impose de conserver les entrées d’air préexistantes dans les murs, sauf s’il est prévu d’installer un autre système de ventilation à l’occasion des travaux.

Elle édicte des dispositions spécifiques :
- pour les bâtiments protégés au titre du patrimoine architectural,
- pour des travaux faisant suite à des circonstances particulières (catastrophe naturelle, etc.),
- pour des parois vitrées spéciales (fenêtres de moins de 0,5 m², verrières et vérandas non chauffées, etc.).

Les exigences de la réglementation
La résistance thermique R d’une paroi rénovée doit être supérieure ou égale au niveau minimal réglementaire, qui dépend de la zone climatique.

exigences de la réglementation

Les parois vitrées

Quels travaux pour quelles ouvertures ?

Les fermetures (volets, persiennes, etc.) et les protections solaires existantes doivent être conservées ou remplacées. Les fenêtres de toit installée ou remplacée doivent avoir des protections. La résistance thermique supplémentaire apportée par la présence des fermetures peut être prise en compte pour appliquer la réglementation. Pour respecter l’aération du logement, les nouvelles fenêtres doivent être munies d’une entrée d’air, sauf s’il en existe au niveau des murs (grilles d’aération) ou si le logement dispose d’un système de ventilation double-flux.

Pour éviter des déperditions de chaleur au niveau des coffres de volets roulants, ceux-ci doivent être isolés. On considère qu’une isolation d’au moins 1 cm sur les faces intérieures du coffre est suffisante.

Quelques dispositions spécifiques : pour les bâtiments protégés au titre du patrimoine architectural, pour des travaux faisant suite à des circonstances particulières (catastrophe naturelle, etc.), pour des parois vitrées spéciales (fenêtres de moins de 0,5 m², verrières et vérandas non chauffées, etc.).

Les exigences de la réglementation
Lors du changement ou de l’installation d’une fenêtre ou d’une porte-fenêtre, le coefficient de transmission thermique U doit être inférieur au niveau maximal réglementaire. Ceci concerne aussi bien Ug (coefficient de transmission thermique du vitrage) que Uw (coefficient de transmission thermique de la fenêtre ou de la porte-fenêtre).

exigences pour les vitres

Une autre manière de respecter la réglementation
Si vous ne connaissez pas précisément les performances des fenêtres que vous allez acheter ou que vous ne trouvez pas mention des coefficients de transmission thermique Ug et Uwn, aidez-vous du tableau ci-dessous. Voyez également avec votre professionnel si les fenêtres que vous voulez poser sont bien conformes à la réglementation.
Leur vitrage doit être peu émissif et à isolation renforcée (VIR).
De plus, l’épaisseur minimale de la lame d’air ou de gaz rare du vitrage (en fonction du type de fenêtre et de fermeture) doit dépasser les valeurs suivantes :

exigences de la réglementation


Équipements : les travaux pour les améliorer

Les exigences de la réglementation diffèrent en fonction des systèmes installés pour chauffer ou rafraîchir et ventiler votre logement, ainsi que pour produire votre eau chaude.

Le chauffage et l’eau chaude sanitaire

Le chauffage à eau chaude ou chauffage central


Les chaudières à gaz ou à fioul
Si vous installez ou remplacez une chaudière à gaz ou à fioul, la réglementation impose un rendement minimal qui est fonction de la puissance (Pn) de la chaudière installée.
Le circulateur de la chaudière doit être muni d’un dispositif d’arrêt.

exigences chaudières à gaz ou à fioul


Le réseau de distribution
Si vous vous raccordez à un réseau de chaleur, ou installez ou remplacez un réseau de distribution de chaleur, les tuyaux situés à l’extérieur ou traversant des locaux non chauffés doivent être calorifugés avec une isolation minimum de classe 2 (l’épaisseur de l’isolant doit être au moins égal à la moitié du diamètre extérieur du tuyau).

Les équipements de régulation et de programmation
Ils sont obligatoires pour tout changement ou installation d’une chaudière.

Les émetteurs de chaleur à eau chaude
Les nouveaux émetteurs posés ne peuvent pas avoir une puissance inférieure à celle des anciens.
En cas de réfection complète d’une installation de chauffage central, la réglementation impose le choix de radiateurs pouvant fonctionner à basse température et munis de robinets thermostatiques.

Si on pose un plancher chauffant au-dessus d’un local non chauffé la résistance thermique R de la paroi doit être supérieure ou égale à 1,25 m².K/W.

exigences de la réglementation


Les pompes à chaleur
Les pompes à chaleur air/air (PAC), doivent satisfaire à un coefficient de performance (COP) minimal en mode chauffage de 3,2 aux conditions standard d’utilisation.
Celles qui alimentent un chauffage central à eau chaude satisfont à la réglementation dans les cas suivants, pour une température de l’eau chaude du circuit de chauffage de 45 °C :

exigences pompes à chaleur


Le chauffage au bois
Le bois est la seule énergie renouvelable actuellement concernée par cette réglementation.
Si vous installez ou remplacez une chaudière à bois, la réglementation impose un rendement minimal. Ce rendement est fonction de la puissance de la chaudière installée.

exigences chauffage au bois


Le chauffage électrique
Les radiateurs électriques à action directe (du type convecteur, radiant, etc.) ou à accumulation, doivent être régulés par un dispositif électronique intégré performant, présenter au moins 4 niveaux de fonctionnement « confort », « réduit », « hors-gel » et « arrêt », être temporisées s’ils possèdent d’autres fonctions (soufflante, sèche-serviettes, etc.).
Le label performance NF catégorie C satisfait à ces exigences.

En cas de chauffage électrique intégré aux parois (plancher ou plafond rayonnant, etc.), celui-ci doit être régulé soit pièce par pièce (thermostat ou régulateur avec programmation automatique des fonctions «confort», « réduit », « hors-gel » et « arrêt »), soit globalement (régulation raccordée à une sonde de température extérieure).

Si on pose ou fait poser un plancher rayonnant électrique au-dessus d’un local non chauffé, la résistance thermique R de la paroi doit être d’au moins 2 m².K / W.

La production d’eau chaude sanitaire (ECS)

Le chauffe-eau électrique
Lors du changement ou de l’installation d’un chauffe-eau électrique, la réglementation exige qu’il soit isolé pour que ses pertes maximales (indiquées par le coefficient Qpr) ne dépassent pas une certaine valeur.

exigences ECS


Le label performance NF catégorie B ou C satisfait à la réglementation.

Les autres systèmes
Voici les normes européennes à respecter
- accumulateurs gaz : norme EN 89,
- chauffe-bains : norme EN 26.

Les aménagements et les précisions de la réglementation

Selon l’âge du logement

Si le logement a moins de 15 ans, l’application de la réglementation n’est pas obligatoire pour le remplacement ou l’installation d’une chaudière, d’une pompe à chaleur, d’un radiateur électrique, d’un chauffe-eau électrique, d’un accumulateur gaz ou d’un chauffe-bain.

En fonction d’impératifs techniques

La réglementation est moins exigeante si l’installation d’une chaudière basse température ou à condensation n’est pas possible. C’est le cas si les radiateurs ou le conduit de fumée ne sont pas adaptés à la pose d’une telle chaudière. Il est alors possible d’installer certaines chaudières standard performantes. Renseignez-vous auprès d’un professionnel.

Pour des raisons de bon fonctionnement de l’installation, il ne faut pas poser de robinet thermostatique :
- sur le(s) radiateur(s) situé(s) dans une pièce contenant un thermostat central,
- sur au moins un des radiateurs de l’installation, s’il n’existe pas de thermostat central,
- si les radiateurs sont installés en série en mono-tube non dérivé.

La climatisation
Isoler votre toiture, équiper vos fenêtres de protections extérieures (c’est une priorité pour les fenêtres de toit) sont des investissements particulièrement efficaces pour protéger votre logement des surchauffes en été. Si l’installation d’une climatisation est vraiment nécessaire, la réglementation fixe certaines exigences.

La protection des baies vitrées
En cas d’installation ou de remplacement d’un système de climatisation, les baies vitrées (sauf celles orientées au nord) des pièces concernées doivent être munies de protections solaires mobiles. Le facteur solaire de la baie protégée doit être inférieur ou égal à 0,15.

Le climatiseur
Si vous installez un climatiseur de puissance inférieure ou égale à 12 kW, vérifiez son étiquette énergie : l’appareil doit appartenir aux classes A ou B uniquement.
Pour les autres climatiseurs, la réglementation impose au coefficient d’efficacité frigorifique EER une valeur minimale en mode froid. Dans le tableau suivant figurent les valeurs de EER exigées pour différents types d’équipement.

exigences climatiseurs


De plus, la réglementation considère que les protections extérieures telles que les volets, les volets roulants, les stores à lame ou en toile opaque, etc., satisfont à ses exigences, mais exige que les circulateurs des climatiseurs nouvellement installés soient munis d’un dispositif d’arrêt et que les réseaux de distribution soient isolés dans les locaux non climatisés.

La ventilation
La réglementation fixe la consommation maximale admise pour les ventilateurs de VMC installés ou remplacés à 0,25 Wh / m³ par ventilateur.
Les nouvelles fenêtres et portes-fenêtres des pièces principales doivent comporter des entrées d’air, sauf s’il en existe déjà.
Conserver les grilles d’aération existantes lors de travaux d’isolation des murs de votre logement, sauf si vous faites installer un autre système de ventilation.


Financer vos travaux : les aides

Réaliser des travaux d’amélioration ou de rénovation vous demande un effort financier. De nombreux dispositifs incitatifs pour vous permettre de vous lancer :
→ Le crédit d’impôt développement durable pour les travaux d’amélioration de votre système de chauffage, d’isolation, de production d’énergie et la réalisation d’un diagnostic de performance énergétique (DPE), sous certaines conditions.
→ L’éco-prêt à taux zéro pour financer vos travaux sans faire d’avance de trésorerie et sans payer d’intérêts.
→ La TVA à taux réduit sur certains travaux facturés par les professionnels. →Des aides de l’Anah, des collectivités territoriales ou des entreprises de distribution d’énergie.
→ Des prêts spécifiques pour soutenir votre effort d’investissement : les éco-prêts disponibles auprès des banques.
→ Les prêts d’accession sociale, les prêts à l’amélioration de l’habitat (CAF), les prêts des distributeurs d’énergie, etc.


Pour plus d'informations

Un service public de la rénovation énergétique pour vous accompagner :

service public de la rénovation



Sources et liens utiles

www.ademe.fr www.toshibaclim.com www.vaillant.fr

Pour en savoir plus

Le dossier CHAUFFAGE BASSE CONSO EN RENOVATION

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